mercredi 16 novembre 2011

DE MATTEO RICCI (LI MADOU) AU DICTIONNAIRE NUMERIQUE

Je me demande vraiment comment ce Jésuite génial a bien pu s’y prendre, fin XVIe,  pour réaliser le  premier dictionnaire sino-portugais  ! Partir sans aucune connaissance du chinois, s’immerger à force de patience et de persévérance, avec  pour tout bagage les premiers rudiments de la langue, et le soutient financier jésuite, dans un milieu vierge de l’influence occidentale (empire du Milieu) et aboutir, par un travail incessant, éclairé et acharné à un connaissance approfondie de la langue  jusqu’à fournir aux européens un premier dictionnaire ! Quel défi ! 
Au fil des années, il apportera à ses “hôtes”  ses connaissances mathématiques, géographiques et astrologique et deviendra, dans la sphère de l’empereur Wanli, un lettré très respecté : LI MADOU.


représentation de li Madou en compagnie de Guangqi, scientifique distingué de Shanghai, auteur d'un traité sur l"agriculture.
 Ce qui est amusant, c’est qu’on ne connait qu’un portrait authentique de lui, et que cependant, il existe des tas de représentations qui en découlent. Mais si vous y regardez de plus près....... vous constaterez que c'est ce même portrait qui a permis de créer toutes les images ! 
A preuve celle ci dessus qui me semble être une vision passablement moderne !
Si vous souhaitez en savoir plus, ouvrez l'adresses ci dessous et cliquez sur chacune des vignettes, vous trouverez d’innombrables sites vous informant sur l’homme, son oeuvre et les manifestations qui lui ont été dédiées, surtout en 2O1O, 4OOème anniversaire de sa mort
Certes, cet homme avait un niveau de culture supérieur, mais aussi, fidèle à la ligne jésuite, il connaissait parfaitement l’art consommé de créer le contacte et d’entretenir la flamme des études. 
Je viens de lire sa biographie (écrite par Michele Fontana chez Salvator). Cela me donne envie de découvrir ses autres écrits, si toutefois ils existent en français. Ne serait ce que pour découvrir avec lui, la Chine de la fin des Ming, fin XVIe, et le du début XVIIe.. 
Le “pont culturel” que Li Madou  a établi a permis par la suite les échanges culturels et commerciaux, de plus en plus nombreux.Il y aurait mille choses à raconter......

Carte astrologique de L'époque.
 Juste une anecdote qui dépeint assez bien sa finesse. L’un de ses plus grands mérite a été d’ouvrir la pensée chinoise sur la grandeur géographique du monde. Il l’a fait par un subterfuge, en dessinant une carte, ou il plaça judicieusement la Chine de façon centrale par rapport aux autres continents.  Je passerai sur sa traduction des pensées de Confucius, son apport dans l’astrologie, l’horlogerie, etc... et ses essais  peu fructueux d’évangélisation, bien qu’appuyés sur les principes de confucius, ce qui était fort habile. J’aimerais  à ce sujet, lire son livre “De l’Amitié”.

Consequence de cette lecture, j'ai “sauté le pas”, et je me suis pourvue de la version numérique du Grand Ricci. Un outil formidable auquel il ne manque encore que deux éléments :

le premier, c’est de pouvoir tracer les caractères à la souris.

Le second, serait une entrée français-chiniois, mais là, je pense que c’est une toute autre phylosophie dela  conception du dictionnaire.


DVD - Dictionnaire numérique.

Découvrir l’interface : 
Pour terminer, et ce n'est pas le moins interessant, je vous mets les coordonnées de Wikipedia,  pour découvrir la "tulipe noire de la cartographie", c'est à dire la carte du monde élaborée par Mattéo Ricci. 
              Elle est un peu longue à ouvrir mais le jeu en vaut la chandelle.
MAGNIFIQUE.
Vous ouvrez l'adresse ci dessous, (Kunyu etc....) vous cliquez sur la carte. Puis, la carte ouverte  vous cliquez à nouveau dessus et là, avec un peu de patience, c'est la merveille, que vous pouvez encore agrandir au gros plan par un clic supp. Il ne vous reste plus qu'à vous balader sur la carte. 




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