samedi 22 novembre 2008

MONTIER EN DER - 2ÈME VOLET

Quelques reflets des oeuvres que j'aurais bien aimé emporter...
Hélas les prix ne sont pas à ma portée (1200 E le paysage de montagne de 100x70) .
Les petits formats vendus par les artistes sont rares. C'est un tort. (je pense aux fabuleux chats sauvages de Joel Brunet, qui représentent dix années de travail, et mériteraient des petits clichés de qualité. En tout cas, moi, je fais comme ça !
La vague ci dessous était hélas épuisée......
Les autres oeuvres introuvables, hormis livres et grands formats..... mais quels grands artistes !

Stephano Unterthiner

Michel Loup

Francis Rauss

Erick Baccega

MONTIER EN DER FESTIVAL - 3ÈME VOLET


A la sortie, des halles, où figuraient les oeuvres selectionnées pour le vote des visiteurs, je me suis décidée, à mon corps défendant, car de nombreuses oeuvres auraient mérité cette place, pour cette photo de Philippe Toussaint dont j'apprécie particulièrement l'humour et l'acuité du regard !
En trainant par ci par là, j'ai fait ces deux photos, qui me sont personnelles, soit dit en toute modestie :
Ce petit cheval à la porte du Haras, ou l'on trouve plutot d'imposants chevaux de trait. A la forme de son museau, il m'a tout l'air d'un cheval "céleste" du Kirghizistan. C'est pas si idiot de dire ça, car au festival de l'an dernier, il y avait de la calligraphie mongole et une yourte dans le manège de ces haras. Le cheval vient il de là ?
J'ai cherché sur le net et je trouve qu'il en a tout à fait le profil.

Et j'ai aussi flashé sur ce tronc placé à l'entrée d'une salle, un régal de chromatisme.

mercredi 19 novembre 2008

RESTONS MODESTES


(Photo perso)

C’est l’histoire de la petite crotte et de la petite pomme.
C’est une petite crotte qui tombe dans l’herbe, sous un pommier. Le hasard veut qu’elle se retrouve à coté d’une jolie petite pomme. Comme elle est polie, elle engage la conversation et la salue. Mais la petite pomme est un peu snob et l’ignore.
Passe le loir qui vit sur l’arbre…. HMMM ! la jolie petite pomme, et il la mange…. puis détale
Et dans le silence qui s'en suit, on entend soudain :
« A tout à l’heure ! »…….

mardi 18 novembre 2008

LE CHOUX, SOURCE DE CREATION

CET HUMBLE LÉGUME a ses lettres de noblesse ! (cliquez pour agrandir les photos)
La preuve : sous le nom de CHOUX BOURGUIGNON, il orne bon nombre de demeures du XVIe siècle, du vieux Dijon. Créé par Huges Sambin, à l'origine ébéniste, il fut source d'inspiration et se répandit sur les façades, autour des fenêtres ou au dessus des portes des belles maisons de pierre des riches bourgeois bourguignons. Il y a d'ailleurs différentes variantes dans son interprétation.

La maison la plus remarquable pour les observer est la maison des cariatides, mais si vous observez mieux, vous en trouverez un peu partout dans le centre sauvegardé, près du Palais ducal.
Ce pourrait même être un jeu à organiser avec des jeunes : comptez les choux bourguignons que vous découvrez et rapportez nous 10 photos de plus beaux.... ils découvriraient ainsi leur ville de façon ludique ! Et messieurs dames, ce sont des choses que l'on n'oublie pas !..... LA LA !.....

Les jardiniers de Dijon ont eu la bonne idée de les planter aussi dans les plates-bandes de la ville. Sans doute cela aura-t-il interrogé certains qui connaissent la petite sculpture si typique de notre terroir (quoique j'en ai vu aussi en Charente !)
Moi aussi, les choux m'inspirent. J'avais exposé cet ouvrage à la FNAC de Dijon.
Intitulé "sublimation du choux", il appartenait à une série d'ouvrages sur le thème de la matérialité.

Ce qui m'avait plu c'était de capter la somptuosité des décors sur les feuilles de choux rouge. Je ne sais pas si vous le verrez bien sur cette image, même en l'agrandissant. Mais sur l'original, c'est une évidence. Mon oeil de graphiste a encore frappé.
D'ailleurs, cette oeuvre est toujours disponible si ça vous dit (format 50x65 cm - montage photographique sur support carton)!

QUELQUES CLICHES QUI VOUS PROUVENT MA PASSION DES CHOUX -


Que ce soit des choux d'ornement...

( choux "bourguignons" au x Jardins de Barbirey)
ou des choux a croquer....


Ce sont des légumes magnifiques et qui m'inspirent.

ET VOUS ?

dimanche 16 novembre 2008

A LIRE OU A RELIRE

Je m'aperçois que j'ai un peu laissé mes lecteurs sinophiles sur la brèche.... Vite quelques nouvelles !
D'abord, je poursuis mes cours de chinois. Passionnant. Difficile, mais passionnant..... ci dessous,une page d'écriture pour faire entrer le vocabulaire.... Evidemment, en ce moment, je n'ai guère le temps de calligraphier, trop prise par mes activités saisonnières, mais cela reviendra et je prends tout de même le pinceau pour enregistrer les mots..... ce n'est pas extra comme esthétique, pardonnez moi !


Voici deux livres que je conseille car ils ont un intérêt réel :
LE PREMIER :
A la table de l’empereur. Par Willaim Chan Tat Chuen chez Picquier poche.


Un petit livre qui vous invite à la table de Qianlong. Très intéressant. Il y a même des recettes tout à fait réalisables. Seul petit bémol, la traduction parfois un peu maladroite, mais cela ne doit pas vous empêcher de le lire car il y a une foule de renseignements précis et parfois surprenants, sur la gastronomie palatiale de l’époque. Comme à Versailles, à La Cité Pourpre, le repas est un instrument de pouvoir. Les pages sont émaillées de conseils de Yuan Mei, gourmet et poète, le « Brillat Savarin chinois ».
LE SECOND, un grand classique :
Jin Ping Mei - traduit du chinois , présenté et annoté par André Levy - 2 volumes


Extrait :
« La table fut mise et des braseros disposés aux quatre coins de la pièce.
Le soleil illuminait les fenêtres, la chambre était de la plus grande clarté.Bientôt, les petites servantes apportaient la boisson et les plats. La vaisselle et les coupes s’alignaient, les mets fins s’amoncelaient. Le vin jetait des reflets d’or, le thé s’infusait dans des vases de jade.
En jupe brodée et veste de brocart, découvrant des dents éclatantes, la femme tendait une coupe de ses mains de jade, révélant ses intentions à son regard comme voilé par les eaux de l’automne »…..

Le roman a été écrit au XVIE siècle. Il en existe diverses traductions. Celle-ci est en français - 1985 – chez Folio. Abondamment commentée, elle a l’avantage de proposer le texte intégral et d’être a un prix abordable. L’intérêt qu’on y trouve, c’est de voir vivre la société aisée de la Chine des Ming. Si le langage est assez cru, parfois le vulgaire dans les dialogues, il y a un grand raffinement dans l’écriture du roman lui même et beaucoup d’allusions à la poésie. Attention, ce livre s’adresse à un public averti.

vendredi 14 novembre 2008

CAVAGE, UNE AVENTURE À CHAQUE FOIS




Ce sont des moments privilégiés, les caveurs vous le diront, que les longues heures passées dans la nature avec votre chien… La déconnection avec le quotidien. Même si parfois le temps est froid ou pluvieux, il y a toujours des moments heureux. L'automne est si beau en Bourgogne.
Et puis il faut à chaque fois lever le mystère. Comment sera le champignon, de quelle espèce ? uncinatum, mésentérique, brumale, excavatum, rufum... et même mélanosporum au mois de décembre, car au cas où vous ne le sauriez pas, il y a aussi des truffières naturelles de mélanosporum en Bourgogne.....
De quel gabarit sera t elle ? Sera-t-elle saine ou infestée de vers, ou encore grignotée par les liodes ?
C'est cette quête qui rend la recherche passionnante ! Et puis le poids ? Quel sera son poids? Il existe toutes sortes de cas de figure là encore : de la petite bille à la grosse prise ; des truffes bien formée au « nid » de truffes poussées les unes contre les autres ; des truffes biscornues (souvent à cause du terrain et des pierres qui les entourent), des truffes gelées, lorsqu’il est tard dans la saison. Certaines qui poussent dans des endroits tout à fait insolites.
En prime, on a parfois des apparitions, un chevreuil, des lapins, on découvre les trace du festin d'un renard, ou bien encore on tombe sur une truffière dévastée par les sangliers..... lesquels, bien entendu, ne prélèvent que les spécimens murs ! Pas fous les cochons......


ci dessus, illustration du livre "Au plaisir de la truffe"
Bon, je vous ai fait rêver, mais revenons sur terre ! Je vous mets en garde ! ATTENTION, chers amis, rappelez vous que les terrains où se trouvent les truffières sont des PROPRIETES PRIVÉES ou appartenant à l’Etat. Vous ne pouvez pas aller caver impunément sans y être autorisé, J’ai entendu quelquefois ce genre de réflexion : « la truffe est un champignon sauvage, donc elle appartient à tous » ! Non. La truffe a des propriétaires…. Tout comme les girolles, les ceps, les rosés des prés…., les ramasser sans y être autorisé, c’est faire du braconnage. Si vous n’êtes pas en conformité, vous encourrez une sérieuse amende ou des explications parfois « ORAGEUSES» avec le propriétaire ! et il a bien raison. La tolérance n’équivaut pas à l’autorisation.
Si vous n'avez pas de terrain truffier, vous avez tout de même différentes solutions qui s'offrent à vous.
Trouver un terrain propice, et l'acheter - faire un GFA à plusieurs - louer un terrain ou des bois à un propriétaire - planter dans votre jardin quelques truffiers (si la terre une fois analysée s'y prête....) Il vous faudra de la patience, avant que ça pousse, mais rien ne vous empêche en attendant de prendre une carte de chasse ou de pêche.... et de partir dans une autre aventure.
Enfin rappelez vous qu'après le cavage il reste encore, malgré la fatigue, à nettoyer les truffes, le chien, vos bottes et vous même ; à les conditionner, éventuellement à les vendre... C'est encore du travail, tout ça.

mercredi 12 novembre 2008

ENIÈME COUP BAS A TF 1, CE JOUR, DANS LE 13 H, CONTRE LA TRUFFE DE BOURGOGNE

C'EST À HURLER....
Comment peut on laisser passer de telles sornettes à une heure de grande écoute !
JE SUIS ULCEREE, et je vous explique.
Je regardais comme d'hab, le 13 h de J P Pernaud, car j'apprécie beaucoup ses petits reportages positifs qui vous font découvrir la France profonde.
J'AI ÉTÉ SERVIE aujourd'hui !
Il s'agissait d'un reportage sur la truffe d'automne, car aucun nom de truffe n'a été mentionné, ni truffe de Bourgogne, ni tuber uncinatum, ni truffe mésentérique (qui sont les deux espèces en pleine maturation en ce moment).
Ah les images étaient tout à fait satisfaisantes. Rien à critiquer, mais le commentaire ! Où les journalistes ont-ils pêché leurs renseignements pour produire un tel concentré d'idioties. Si c'est sur le net je peux vous assurer que c'est le dernier endroit où on peut se renseigner, car il y a un véritable "terrorisme" de l'info concernant toute espèce de truffe qui n'est pas de la mélanosporum)
C'EST UNE HONTE. A n'en pas douter, celui ou celle qui a fait ça n'a jamais gouté ce champignon ou l'a gouté chez quelqu'un qui ne sait pas le cuisiner et qui s'est forcément planté..... Ce n'est pas le prix qui fait la qualité de ce tuber ! il est le fruit de : un, sa reconquête du marché (et ça gêne pas mal de monde) - deux : de sa diffusion qui est encore assez confidentielle...... trois, au fait qu'il faut mettre davantage de truffe pour réaliser un plat, si bien qu'à l'arrivée, le prix est le même que celui de sa cousine du Périgord. Aucun rapport avec l'intérêt gastronomique qui lui est supérieur, tant ce champignon est d'une grande finesse.
Bon, je relate. Pour faire court : tout d'abord la commentatrice n'a mentionné, comme je le disais, que "la truffe d'automne"..... était ce de l'uncinatum (truffe de bourgogne) ou de la mésentérique ? A mon avis, vu la forme c'était de l'uncinatum. Puis elle s'est lancée dans des explications complètement erronées, ne cessant, tout au long du reportage, de la présenter comme un sous produit ! Insistant bien pour faire croire à sa médiocrité alléguant que notre truffe " etait loin d'être de la qualité de la truffe du Périgord, car, dixit, son parfum est bien moins puissant"...... En a - t-elle jamais senti ? En a-t-elle jamais cuisiné ? En a-t-elle jamais goûté chez quelqu'un qui la cuisine correctement ?
Et elle a poursuivi :
"on l'achète moins cher et ainsi, on en met davantage dans les assiettes, puisqu'elle est moins chère"
En conclusion, ce fut l'apothéose ! "c'est la truffe bon marché à la portée de tous.... "
Non mais je rêve..... j'HALLUCINE....


JE VIENS DE SORTIR UN LIVRE DE CUISINE pour la cuisiner en la mettant en valeur et j'entends DIRE çA ! Si cette truffe était si nulle, pourquoi les grands chefs, qui font preuve d'invention et de curiosité, la promouvoiraient ils ?

Nous sortons, ce week end, d'une des tables les plus prestigieuses de Dijon : Le Chapeau Rouge - chef William Frachot. Ou notre Confrérie de la Truffe de Bourgogne reçevait ses Dignitaires (60 personnes). A la fin du repas, nous avons intronisé le chef.
J'ai beaucoup apprécié son intervention, lorsque nous l'avons intronisé. Il venait de nous faire déguster une repas d'une grande finesse entièrement cuisiné à la truffe de Bourgogne. Et je puis vous dire, pour y avoir participé, que la truffe parfumait tous les plats de son parfum spécifique de tuber uncinatum.

Le talentueux chef William Frachot.

Evidemment, ce chef, comme tous ceux qui sont conquis par ce produit, a préparé ses plats en tenant compte des qualités organoleptiques du champignon et s'est déclaré conquis. Ajoutant que, évidemment, il fallait savoir acheter ses truffes et utiliser des tuber uncinatum de premier choix. Tous les convives sont ressortis à l'unanimité enchantés. Et ce fut un grand moment pour la Confrérie de la Truffe de Bourgogne qui avait organisé la soirée. On devrait même en parler prochainement dans le journal régional.

Mais je reviens au reportage et a la présentation du plat : là encore grave erreur......
Comme vous le voyez, sur la photo du haut, le chef WF, a mis une mince lamelle de truffe et non pas les pavés qu'à incorporé dans son plat le chef invité au reportage. Pourquoi ? Parce que la chair de tuber uncinatum est croquante, et que mettre des gros morceaux de truffe dans un plat équivaut à une hérésie totale. Quel plaisir peut on éprouver à les croquer ?
Cher lecteur, nous vérifions une fois de plus le danger que peut apporter l'information à grande échelle. Soyez vigilant et continuez à déguster notre tuber qui, je le redis, présente le meilleur rapport qualité prix de l'hexagone en matière de truffe.

mardi 11 novembre 2008

CAVAGE : LE COUPLE IIDEAL, HOMME ET CHIEN


Par ce que mon livre n'est pas qu'un livre de cuisine,
j'ai choisi de vous présenter quelques éléments concernant la truffe elle même. Il sont abondamment illustrés (par mes soins : photos (presque toutes, les 4 ou 5 qui ne sont pas de moi viennent de la "banque d'images" de l'éditeur) et dessins originaux) Je pense que cela peut intéresser quelques uns d'entre vous, soit parce qu'ils découvriront ce milieu, soit parce qu'ils s'y reconnaîtront....

LES CHIENS TRUFFIERS : OBSERVATIONS

C’est vraiment sympa d’accompagner les chiens truffiers sur le terrain. Comme les humains, ils ont tous leur caractère et opèrent à leur manière. Avant de récolter la truffe, suivons les sur le terrain :


Certains sont assidus et cherchent calmement, lorsqu’ils sont bien entraînés. Ils partent le nez en l’air, flairent les émanations dispersées par le vent, et prennent tout à coup une direction qu’ils ne quittent plus, flairant le sol jusqu’à l’endroit précis ou se trouve le champignon. Ils montrent une grande concentration et agissent avec discrétion. D’autres, plus jeunes ou plus fantasques, vagabondent un peu partout, et de temps en temps, sur injonction du maître, se mettent au travail. Ceux-là, il faut les laisser se défouler, avant de les mettre au travail, sinon on risque d’avoir peu de résultats ! Dès qu’ils consentent à travailler, il ne faut pas les perdre des yeux, car ils iront aussi bien vous marquer une truffe à 20 mètres, et si vous n’êtes pas vigilants, elle vous échappera !
Tel animal marquera, sortira la truffe et la laissera là. Tel autre la rapportera au maître, d’autres encore auront tendance à la manger. Souvent, certains chiens, gourmands de truffes, n’hésiteront pas à chercher encore après l’extraction, au cas où il resterait un petit morceau sur le terrain qu’ils s’empresseront de manger.
Une fois leur trouvaille à jour, tous demandent avec insistance leur récompense et le petit mot d’encouragement que le maître ne manque pas de leur donner.


J’ai vu caver bien des races différentes. Des bergers de toutes sortes au teckel, du lagotto à l’épagneul, du King Charles au labrador, des braques, quelques ratiers, des chiens de race, des bâtards….. et j’en passe ! Tous ont un point commun, ils aiment faire plaisir à leur maître et associent gourmandise et recherche.
Vous retrouverez mes photos et images dans mon livre : "Au plaisir de la Truffe" ? Pour plus de renseignements, cliquez sur contact.

vendredi 7 novembre 2008

SALUT LES DIGOINNAIS !

Séquence nostalgie.
Vite, ce post avant qu'il ne soit plus d'actualité ! La Loire commence à se calmer....est la décrue est déjà bien entamée....
J'en profite pour saluer les digoinnais, qui, comme moi, ont "la culture" de la crue, comme c'était si bien dit durant le reportage.
Digoin c'est la petite ville de mon enfance, le nid de la famille.... C'est en Saône et Loire.
Même si je les ai quittés depuis longtemps, je garde de ces quais où j'ai tant joué avec mes frangins, des souvenirs tellement vifs, et particulièrement, ceux des crues ! Et voilà que le National lui a fait une petite place..... Sympa !
Le première photo montre à quoi ressemblent les quais de la place de la Grève, en temps normal !
Les suivantes, la crue...... Avec au fond, les entrepôts de papa.

La Loire passe au dessus des murets !

Evidemment, si les crues m'ont marquée, c'est que nous avions chaque année les pieds dans l'eau..... (Je garde quelque bouteille toute maquillée du limon de la Loire qui envahissait les caves des riverains)....... On regardait monter l'eau. Les parents étaient soucieux.... et on attendait avec anxiété que le flot s'assagisse, avant de redescendre. Souvent on traversait la cour en barque..... et la rue Nationale aussi..... tout comme sur la photo.

Habituellement, ça arrivait plutôt à la fonte des neiges.... D'ailleurs, il arrivait que d'énormes glaçons charriés par le fleuve bloquent les piles du pont aqueduc, freinant le passage de l'eau, et le risque s'emplifiait alors, car sur le pont passait le canal.....
Pour ce qui est du paysage, nous nous serions presque crus en Charente, à tel point que nos amis de St Trojan (Oléron) venus nous voir à cette période, ne s'étaient pas sentis dépaysés ! "On se croirait dans les parcs à huîtres", avait dit le père Moreau.... en voyant émerger piquets et haies bordant les pâtures. Et oui, sauf que chez nous c'étaient des moules, des grosses moules d''eau douce que l'on trouvait alors dans les bancs de sable des bords de Loire.......

Les routes dans cette région sont surélevées, les canaux aussi. Rappelons qu'ils sont nombreux dans ce secteur. Ce n'est pas un hasard.... La Loire, l'Arconce, l'Allier, la Bourbince, et tous ces canaux : canal du Centre, latéral à la Loire, de Roanne, sans oublier la rigole de Geugon, en font une cité presque lacustre..... Alors les crues..... Je pense qu'elles nous auraient presque manqué si elles n'avaient pas été fidèles au rendez vous ! .... Evidemment, pas question de rembourser les riverains..... Ni ceux qui perdaient du bétail. Nous faisions contre mauvaise fortune bon coeur et mon père vendait les poteries aux fonds imprégné de limon noir (donc irrécupérables) en troisième choix, aux forains qui, ravis, s'y retrouvaient et en faisaient des lots pour les fêtes foraines.....

Alors merci au National et au régional, vous m'avez réchauffé le coeur !

TUBERMAMIE ET GROSMINET

He bien "OUI" ! me revoilà !
LE GROSMINET "ORANGE" m'a encore joué un de ses tours !
Quelle galère pour rétablir le contact internet ! l0 jours, pas moins..... Pourtant, je pensais bien à vous......
Merci à ceux qui persévèrent..... Deng Jie, Cavatine, la pomme et tous les autres, connus et moins connus, voir inconnus ! C'est super internet tout de même, quand ça marche !
N'en déplaise à certains, et parce que je suis petite, Je m'arroge le droit de me comparer à Titi, car c'est le surnom que me donnent certains proches........
En passant dans les rayons de ma librairie préférée, voilà ce que j'ai trouvé ! un régal à mettre entre toutes les mains...
IL Y A DES HASARDS HEUREUX.

jeudi 23 octobre 2008

FR3 ET LA TRUFFE

COUCOU !
Petit passage à FR3 dans l'émission C'EST MIEUX LE MATIN") pour annoncer la fête de la truffe.

Moment très convivial et qui m'a bien amusée !

Et quand bien même d'aucuns fantasmeraient..... rêvant déjà d'amasser de l'or, il faut rassurer le public : il s'agit d'un champignon..... Très bon, oui, mais un champignon tout de même.

L'avantage de la truffe de Bourgogne (tuber uncinatum), c'est que, délicieuse, elle est à la portée de tous, car son prix est raisonnable. Le cours ici, en ce moment, en Bourgogne, est autour de 30 E les cent grammes. Les détaillants la vendent un peu plus chère lorsqu'elle est de Premier choix et très belle, mais il existe trois catégories.
Si vous n'êtes pas un chef qui doit faire de jolies tranches, ou si vous n'en faites pas un cadeau, peu importe que la truffe ne soit pas entière. Exigez des truffes ou des morceaux de truffes de qualité (voir choix des truffes dans le livre).
Notons tout de même que son prix augmentera au fil de la saison et des années, car elle est de plus en plus recherchée.


Avec 100 grs, vous cuisinez pour 10 personnes un plat exceptionnel, un plat de fête !
Vous pouvez aussi, toujours avec 100 gr, cuisiner 50 g de beurre truffé et d'autre part, truffer un fromage (citeaux, st Moret, Brillat Savarin) ce qui fait deux plats..... le beurre pouvant accompagner après mise en contacte d'une journée, qui une entrée, qui des pâtes, ou entrer dans la confection d'une mousse de foie de volailles que vous tartinerez à l'apéro..... et de multiples autres recettes : J'en passe et de délicieuses ! Rendez vous dans mon livre pour en savoir plus !

mercredi 22 octobre 2008

FETE DE LA TRUFFE ET DES PAPILLES

OYEZ BONNES GENS !
La saison battant son plein, nous associons nos efforts pour vous présenter la Truffe de Bourgogne sous son meilleur jour !

Si vous voulez déguster, humer, acheter tuber uncinatum, c'est le moment.



Voir programme ci dessus (cliquer sur l'image) de 9 h à 18 h entrée gratuite :

A gagner : au Quiz de la truffe, 5 livres "Au plaisir de la truffe", offerts par les éditions C. P. E. et dédicacés par bibi.
Mr Wehrlen sera là, chercheur et excellent pédagogue en matière de plants truffiers, ainsi que Mr Frochot.

C'est pas une aubaine, tout ça ?
Evidemment je serai présente et j'espère, je prie, je souhaite.... que mon livre aussi, qu'on me réclame de toutes part, à cors et à cris et qui voyage m'a-t-on dit !

lundi 20 octobre 2008

UN DES HAUTS LIEUX DE LA TRUFFE DE BOURGOGNE


C'était ce week end, samedi soir et Dimanche midi, Chez Jean Luc et Marie BARNABET, au Restaurant BARNABET quai de la République à Auxerre.... Nous célébrions un nouveau chapitre de la Confrérie de la truffe de Bourgogne, à la demande du Président François Beaucamp : l'une des principales chevilles ouvrières du retour de ce tuber sur le devant de la scène.
Après le cérémonial, un nouveau festin concocté par les Epoux BARNABET (photo ci dessous) nous a rassemblés dans une soirée toute à fait chaleureuse où la truffe (tuber uncinatum) fut remarquablement célébrée.

Que les esprits chagrins remballent leurs mouchoirs ! nous n'en sommes plus à l'époque de la guegerre de la truffe ! Jean Luc est né dans le Périgord ! C'est dire qu'il a la truffe bien encrée dans ses gênes ! Si bien que, d'année en année, et pour nos chapitres, depuis 12 ans,
"notre" chef a pianoté bien des délices truffés !
Si vous observez bien la photo, vous remarquerez qu'il porte, sur son ruban, le grade supérieur de Très Grand Compagnon de La Truffe de Bourgogne.

Dans son auberge, et sur ses fourneaux, passent toutes les truffes qui ont un intérêt gastronomique, ceci, selon la saison. Jean Luc préfère cuisiner la truffe fraîche. Il a bien raison, c'est le meilleur moyen de la cuisiner.
Marie, quant à elle, son bras droit, assure le gestion de l'établissement et de la Salle... et cela, avec gout, justesse et générosité.
Ci dessous deux reproductions des succulents plats qui nous ont été servis à ce chapitre :
Chapeau Pointu de langoustines des rabassiers de Bourgogne et Succès douceur aux marrons confits et aux perles noires.


J'ajouterai que notre chef possède une véritable culture du vin et qu'il travaille étroitement avec les vignerons de Bourgogne et de Champagne, ce qui évidemment est un plus, car les vins sont choisi très exactement pour accompagner le festin.
Si vous avez l'occasion de vous arrêter à Auxerre, ville magnifique et touristique, faites une étape.... Il y a plusieurs formules !

vendredi 17 octobre 2008

VOUS ARRIVE-T-IL PARFOIS.......

D'acheter un livre à cause d'une image ? Moi, ça m'arrive souvent.... Les librairies sont pour moi des pièges, comme le sont pour les insectes les coeurs des fleurs..... et pourquoi les livres m'attirent ils autant ? Est ce un plaisir sensuel (toucher, odeur, beauté du papier., son des pages que l'on tourne...) est ce un plaisir visuel (mise en page, clichés fabuleux ou émouvants, caractères agréables à lire...) ou bien encore une envie de partir à l'aventure dans un fauteuil ? ou bien celui de prolonger des souvenirs, de les alimenter, de les enrichir....... il y a sans doute de multiples raisons, et j'aimerais bien connaître les vôtres ! Ah ! Ah !


Oui, cette image m'a fait acheter ce livre......
Je la trouve craquante ! reposante, insolite et à la fois d'un grand naturel. Et puis elle a éveillé en moi un souvenir d'enfance : celui des petits goujons qui venaient chatouilles nos pieds, sur les galets de la Loire ou dans les rivières du Cantal, lorsque, gamine, je pratiquais la pêche en rivière avec mes polissons de frères......
En fait il s'agit, pour les curieux, (vous êtes repérés, trop tard !), d'une thérapie alternative chinoise qui consiste à soigner le patient au contact de petits poissons guérisseurs de psoriasis.
Le livre ne dit pas s'ils sont apparentés aux barracudas...... Mais en tout cas, ils doivent procurer des sensations chatouilleuses !

mardi 14 octobre 2008

TRUFFES FRAICHES DU SICHUAN

Que nos amis chinois ne m'en tiennent pas rigueur,
mais en matière de truffe on ne peut pas faire n'importe quoi !
J'ai reçu récemment une publicité me proposant en objet :
"Wild mushromm from Chine"
Cette pub m'était adressée par
Sichuan Masel Imp.& Exp. Co., Ltd
www.truffle86.com
Proposée par Wei Yaxi
En titre : des prix pour "la truffe noire du Sichuan".
Cette pub était accompagnée des photos ci dessous.

On me proposait des
Fresh Truffle - Frozen Truffle et Dried Truffle slices !
Traduction : truffe fraîche - truffe congelée - truffe séchée en lamelles
Vous imaginez ma surprise ! J'ai failli m'étrangler.
Lorsqu'on sait qu'une truffe est un réservoir de parfum..... ça craint !

Et pourquoi ça craint ? Parce que, tout simplement, les tuber ne se conservent pas par séchage ! mais aussi parce que les truffes proposées sur les photos sous l'appellation de "The Summer Fresh Truffle", (Delivery time : du 20 juillet au 20 octobre) sont des truffes immatures.
Seule la spécification "Fresh truffles" (du 10 sept au 20 mars) me semblait "presque réaliste". Encore que septembre, pour l'indicum me parait vraiment plus que plus que primeur .
Les prix au kilo, de 22 à 42 Euros étaient imbattables !
J'ai répondu très gentiment à nos amis chinois que ce genre de produit ne pouvait pas trouver preneur en France chez des gens informés ! et leur ai suggéré de venir apprendre à caver avec des chiens pour vendre de la truffe qui ait une valeur gastronomique. A ce jour, ils ne m'ont pas répondu !
J'ai aussi interrogé, pour ma "culture générale", ma prof de chinois, qui est Sichuanaise mais elle ne savait pas où on les ramassait. De plus, elle pense que les français tournent souvent les chinois en dérision. Il va falloir que je l'en dissuade !
Mais dans ce cas de figure, il faut réagir !
Il y a tout de même commerce et duperie !
Ces commerçant ont quelques excuses : ils n'ont pas du tout la même culture gastronomique que nous. Je comprends bien que sii ils ont entendu parler de "la truffe d'été vendue dans le sud est", et qui a une chair blanche, ils aient pu se méprendre. Il y a des mets que nous mangeons et qui leur sont totalement étrangers, voir répugnants (sic le fromage par exemple, surtout lorsqu'il sent comme l'époisses ou le munster !) Mais il convient là encore, pour eux de mieux s'informer avant de faire de telles propositions en terre occidentale ! Confucius ne préconisait-il pas de s'adapter aux coutumes
en pays étranger ?
La truffe de Chine n'a pas un parfum puissant à maturation. Comment pourrait-elle en avoir davantage lorsqu'elle est immature ? Allez messieurs, si vous voulez satisfaire les palais européens, il va vous falloir caver avec des chiens !


Au faite, le Pékinois a-t-il du nez ?
bien amicalement !

dimanche 5 octobre 2008

LA DIVINE PROPORTION

Du côté de l'hymette où l'aurore se lève, la pierre dira la Grande journée que Zeus donne aux hommes entre le bondissement des chevaux du soleilL Le côté du couchant célèbrera le grand pacte céleste intervenu ici entre Athena et Poséidon, entre l'olivier et la mer".

Arte propose « les secrets du Parthénon »…..évidemment, je me précipite ! Le souvenir est resté très vif….mon impression devant cet édifice fut exhaltante….!

Imaginez que vous arriviez en fin d’après midi, à l’heure ou le marbre se colore de rose et d’ors, où les ombres sont quasiment violettes, ou le ciel est presque indigo.. Dressé sur son piédestal, l’édifice, à cette heure là gagne encore en majesté. Il est d’une beauté à couper le souffle. Je ne parvenais pas à en détacher mes yeux : la proportion parfaite. En tout cas, c’est ce que j’ai ressenti, moi, petite étudiante aux Beaux Arts.

Cette émission m’a rafraîchi la mémoire et surtout apporté quelques nouvelles réponses concernant son édification. Je savais que toutes ses proportions était corrigées, mais j’ignorais que chaque pierre était unique dans sa forme ! Ah le beau puzzle, n’est ce pas mon cher beau-fils, les ordinateurs même ne s’y retrouvent pas malgré toutes les données qu’ils ingèrent !
J’apprends qu’il a fallu 5 ans à l’archéologue pour remettre à leur place le mur du fond de la cella ! et ceci en traçant des plans…..
L’homme, la mesure de l’homme comme point de départ….. la « divine proportion « - Vitruve – Vinci…. L’harmonie….
J’apprends, je prends des notes….. (si vous avez l’occasion ne ratez pas cette émission, c’est une mine)….`
Et puis je me remets à penser
- que :
rénover, c’est bien, mais jusqu’à quel point ? (d’ailleurs le problème est posé dans l’émission). L'histoire du monument est une longue suite d'avatars (temple, église, mosquée, dépôt de munitions, ruine) .

-que ces chers anglais pourraient être plus fair play et rendre à la Grèce toutes les sculptures achetées aux turcs (sans état d’âme). Replacer les originaux, les bas reliefs des panathénées et les sculptures des frontons, quel beau geste ! La Grande-Bretagne garderait tout de même un beau British Muséum en y exposant les collections déjà installées et en y ajoutant les belles copies que l’on met en place à Athènes….
-que cet acharnement sur la quête du passé est peut être quelque part, le signe d’une civilisation vieillissante qui se retourne sur son passé. Je sais c’est un peu simpliste !
Ah ! la bataille des anciens et des modernes

vendredi 3 octobre 2008

GUEDELON, TOUJOURS LE MEME PLAISIR


NON, JE NE VOUS AI PAS ABANDONNÉS....
seulement je suis assez prise par la sortie de mon livre, la saison de la truffe qui attaque, le chinois, le reste, car je ne vous raconterai pas tout, et le quotidien..... OUF !
Aussi une petite escapade, dimanche dernier, à Guedelon était la bienvenue qui tranchait totalement avec le reste.

Toujours aussi magique cet endroit. Cela fait plusieurs années que j'y passe..... et le château avance tout doucement. Les guides sont extra, les maçons, ferronniers et autres tailleurs de pierre sont charmants, ils vous racontent des tas de choses intéressantes....

et le beau temps était de la partie ! que demander de plus !

Sous le beau regard bleu de Colette, qui, elle, avait plutot un esprit "vert", (non ce n'était pas moi, je vous ai bien eus !) je vous laisse apprécier ces délices médiévaux !