mardi 31 mars 2009

AVIS DE RECHERCHE.....

Aux copines calligraphes qui passent par là :
Je viens de faire l'essai !
L'essai de quoi ?
Et bien, cela trottait dans ma tête, mais je ne lis pas le journal quotidien et je n'avais pas le matériel de base.....
Mais de quoi parle-t-elle ?
Et bien laissez moi finir : donc, je n'ai pas de quotidiens chez moi, et miracle, aujourd'hui, il s'est trouvé qu'en rangeant des documents, je suis tombée sur un spécimen revenu dans mes bagages du Salon de l'Agriculture.....
Le mystère est épais, s'pas....
Bon, je casse le morceau et j'avoue.
J'ai l'espoir d'aller prochainement faire une journée de calligraphie à Paris, chez un Maitre.
Vous commencez à penser que je suis inconsciente ou prétentieuse ?
Non pas du tout. Je trrerrrrrmble comme une feuille devant mon audace, mais il faut prendre des risques dans la vie, alors c'est décidé et sauf contre ordre (indépendant de ma volonté) je m'y rendrai...... Comme le Maitre m' a confié qu'il nous ferait travailler sur du papier de journal, je me suis essayée.
Ca y est, vous avez compris !
He bien quelle révélation.... quel plaisir. Le pinceau tout à coup vous obéit, le support est soyeux, absorbant juste ce qu'il faut, et chose appréciable, gratuit !....
Alors,
si vous avez des journaux chez vous, ne les jetez plus, accaparez les et entraînez vous dessus à calligraphier...... Cela ne fait aucun doutee, vous allez aimer.
C'est divin, le contact du pinceau avec le papier journal ! MIAM MIAM : j'ai adoré.
Si je pouvais acheter une fin de rouleau au BP... ...


....et si vous jetez vos journaux, pensez à moi ! ...je suis preneuse.

dimanche 29 mars 2009

AH LA MUSIQUE : ET QUELLE MUSIQUE !

Le bonheur du jour, c'était la formation chorale au conservatoire de Dijon, avec Yves Klein....
Gymnastiques mentales et corporelles. On s'y est adonné avec plaisir, d'autant que le formateur tient la route ! OU la la !
Et que, ce qui ne gate rien, il a beaucoup d'humour.....
J'ai tellement donné que je suis un peu sur les rotules, ce soir, mais j'ai éprouvé bien du plaisir !
Quel régal, voyez plutot, les partitions étudiées .


Ma préférence à moi va directement vers le cantique de Jean racine : un vrai bonheur......
Je l'avais déjà travaillé, en alti. J'aime beaucoup le pupitre d'alti, car on y fait vraiment de la musique,
mais je regrette tout de même que dans les chorales, on ne travaille pas de partitions à six voix. Jamais de mezzo, jamais de Barytons. Nous sommes les oubliés de cette formule et je le regrette. Pour ces types de voix, les chorales sont plutot des casse voix.... car il faut bien le dire, faire chanter quelqu'un hors de sa tessiture n'est pas excellent ! J'en sais quelque chose.......
Malgré tout, je continue à penser que c'est un excellent moyen de faire de la musique. Qui n'a pas eu cette expérience de se retrouver dans une groupe de bons copains (20 ans que je chante dans ce groupe !) avec un prof magique et des morceaux sublimes à étudier, ne sait pas ce qu'il rate !
Alors merci à tous et aussi à Jean racine, pour les paroles, à Fauré pour la sublime musique, au chef de choeur et au formateur, et surtout aux amis sans qui la magie ne pourrait être mise en musique !

jeudi 26 mars 2009

POUR PETITS CONS ET CONS DE TOUS AGES

Suite à mon post précédent, je me suis souvenue de ce recueil.
Je le conseillerai à tous les gens visés et qui se reconnaîtront.
La tranche d'âge 25 à 50 étant la pire dans le domaine peu reluisant de la muflerie en tous genres...... c'est chez elle que l'on trouve les cow-boys et les kamikazes !
Les ados ont à mon avis des excuses et pouvent se remodeler..... Les vieux (dont je fais partie) ont des beaux restes, quelques souvenirs de cvilité... à part le bonjour qui leur écorche souvent la bouche !
A lire absolument cette petite merveille pleine d'humour et qui remet les pendules à l'heure.
...Et pour ceux qui se sentent visés, on peut faire ça discrètement chez soi avec en prime un vrai moment de plaisir.

Et ne me dites pas que vous n'avez pas de budget, 4€ 20 sur Amazone !

RESTER ZEN

Facile à dire !
Je viens d'avoir la surprise de trouver ma portière arrière gauche enfoncée..... Evidemment, on ne m'a pas laissé d'adresse. C'est la deuxième fois qu'on me fait le coup.....
Où est passé l'esprit civique ? Il a pas honte le gros (ou la grosse) débile qui m'a fait ça ?
Impossible de ne pas s'en rendre compte ! Il faut changer la portière ! Ca a du être un bon choc !
J'en ai marre de tous ces gens inciviles qui vous brûlent la priorité, qui ne mettent plus leurs clignotants, qui vous passent devant en prenant des risques pour être les premiers au feu rouge et j'en passe......
A croire que le code de la route c'est pour les autres...... que fait la maréchaussée à part placer des radars ?
Et puis,
J'en ai marre des gens qui ne disent plus bonjour, merci ou s'il vous plaît. C'est pourtant pas compliqué. Ce sont les mêmes,
archi sourcilleux, qui revendiquent à cor et à cri : qu'on les respecte !
Pauvre France !
Et si l'on faisait une campagne de la "courtoisie au volant et au quotidien" ? au lieu de lancer à tout bout de champ ces journées de ci, de ça, juste bonnes à faire marcher les commerces !.........


Pour mon bonheur, un brin de fraicheur dans un monde de brutes, mon archidée à refleuri ce matin et m'offre un beau sourire que je vous fais partager.
ET QUANT A MOI, JE REFUSE DE BAISSER LES BRAS.

samedi 21 mars 2009

TANHUA YI SHIAN


La voilà donc cette fleur merveilleuse baptisée "belle sous la lune", dont nous a parlé notre prof de chinois.

Sa floraison éphémmère ne dure que l'espace d'une nuit.
Tanhua yi shian signifie "fleur qui dure peu de temps". Son parfum parait il est suave et agréable.
C'est une plante epiphyte qui répond au nom latin de Epiphyllum oxypetalum.

Je trouve qu'elle resssemble assez à la fleur du fruit du dragon.
J'ai empreinte ces images à Wikipedia. Rien ne vous empêche de vous y rendre pour découvrir les articles la concernant.

mercredi 18 mars 2009

OUI, JE L'AVOUE

Oui, je l'avoue, si vous êtes passés ces jours ci, je vous ai posé un lapin.......
Faut dire que j'étais bien bousculée,
bien occupée,
bien entourée..... de tas de gens nouveaux.... et que j'ai vu, entendu et partagé mille choses.....
Parlons de l'expo.... pour le reste on verra si j'en ai le temps..... je plane. Il me faudrait plusieurs vies.
Dans la série histoires de bêtes, pas bêtes,
je vous présente les petits lapins de Rémy Courseaux, (http://remy.courseaux.free.fr)
Photographe de talent......
et je vous invite au salon de Saint Jean de Losne qui peut prétendre à la célébrité, car les oeuvres présentées valent bien par leur beauté et leur professionnalisme celles de Montier en Der.
Donc c'est la jolie petite histoire des petits lapins de Rémy.
Douze images pour les trois visiteurs qui les lorgnaient : pas simple, on se les est partagées en piquant des fou rires : elles avaient un charme fou.... moi j'ai choisi l'histoire sentimentale. Na ! Je suis comme ça !


Première image : première rencontre, je t'aime, m'aimes tu ? BI BI BIBI BISSSS........ GROS BIBIS
et c'est parti ! foie de petit lapin ! (sur un air de Louis Amstrong qui swing dans mes oreilles !)
Ne les jugez pas trop sévèrement, ces petits poilus, jaloux ! le lapin symbolisait la pureté de la vierge Marie, au XVIe siècle ! Ben dis donc.....
Puis,
sous les yeux attendris de maman lapine, qui vient d'échapper de justesse aux plombs du chasseur !
OUF ! Non, je ne plaisante pas !
Ce ne sont pas des percings qu'elle a dans ses grandes oreilles, regardez de plus près, ce sont des plombs de chasse ! Le coup est passé au dessus de sa tête. Ce devait être un vendredi 13.... Bon elle est là, tout va bien.
Et pour finir, les choupinets applaudissent ! "Elle est pas formidable notre maman" !....
Elles ne sont pas craquantes ces photos ?
Mais il y avait d'autres histoires à inventer ! celles des gros chats arrêts bien fourrés dans leurs fourrues épaisses, celles des insectes bijoux, soyeux, irisés, carapaçonnés, celles des oiseaux de toutes plumes, somptueux, celles des renards et renardeaux attendrissants cachés au milieu des orties...... bref un festival tout plume tout poils !
Vous pourrez toujours venir l'an prochain. Vous vous régalerez. De plus les exposants sont extrêmement sympathiques et discutent volontiers avec humour. Un régal.
.."P'tit lapin plein d'poils
`P'tit lapin plein d'poils
"P'tit lapin plein d'poilks partout...... Par devant, par derrière, par dessus par dessous...
"P'tit lapin plein d'poils partout......

mercredi 11 mars 2009

DRAGON Où ES TU, QUE VEUX TU, M'ENTENDS TU ?

Me revoilà ! encore un salon, en Bourgogne cette fois ci ! : "Bourgogne en Bouche", organisé par le Lion's.... que des bonnes choses..... J'ai fait une razzia dans les chocolats, les thés, les macarons..... et l'huile d'argan.
Un vrai plaisir, merci à eux de m'avoir accueillie. Evidemment, j'ai venté la sorcière.... alias la noiraude, alias la Truffe de Bourgogne... en proposant mon manuel... et quelques toasts : Surprise et ravissement.
Une petite conférence et hop ! tuber uncinatum avance à petits pas. Elle le mérite bien !.

Aujourd'hui, je veux vous éblouir.... Je mijotais ça depuis quelque jours... (pensez à cliquer sur les photos pour les agrandir! )
Et voilà : c'est fait.... voici le merveilleux fruit du Dragon..... qui trône sur mon plateau depuis quelques jours..... Je l'ai enfin trouvé, chez Tang dans le 13e... et puis deux jours plus tard, dans mon supermarché de Cote d'Or,. Il se prélassait avec ses congénères, lovés dans une corbeille, dans leur belle robe rose aux écailles de dragon. Somptueuse parure...... Tout d'un coup, j'ai compris l'intensité de la palette de couleurs utilisée par les asiatiques, les jours de fête......

Je l'avais déjà gouté en Chine. Mais n'en avais vu que la chair blanche, délicate, perlée de petites graines noires.... Très bon rafraichissement, il est légèrement sucré. Un excellent moyen de se désaltérer à la fin d'un riche repas de 14 plats ! car qui connait les tables chinoises, sait de quoi je parle !.... Tout est savoureux, et la curiosité gastronomique l'emporte .....

Ce que j'aime beaucoup, dans ce fruit, en dehors de sa beauté, c'est ce petit croquant, lorsqu'on le porte sous la dent.... un délice de raffinement. La douceur même du dragon chinois, joyeux et joueur.... d'ailleurs, j'y reviendrais.
Et Vous, n'hésitez pas à le goûter, sans a priori, bien sure.

Pitahaya pour les uns, Thanh Long pour les autres, moi je préfère jouer dans la cour du Dragon ! et vous.....

mercredi 4 mars 2009

TUBER UNCINATUM : TRIBULATIONS

Nous nous retrouvâmes plusieurs, pavillon 7.2 - Bourgogne, au salon de l’agriculture et à tour de rôle, pour promouvoir cette truffe, et nous ne fumes pas déçus. Le public, très hétérogène était fort intrigué, sa surprise très grande…..

Mis à part les visiteurs du quart Nord Est qui en ont entendu parler, la même réflexion revenait ans cesse :
« COMMENT ? IL EXISTE DE LA TRUFFE EN BOURGOGNE ! C’EST BIEN LA PREMIERE FOIS QUE J’EN ENTENDS PARLER…… »
Une province déjà si riche….. C’est presque indécent pour certains……
Certains nous jetaient des regards parfois noirs , en coin, voire moqueurs : ces visiteurs-là ne s’arrêtaient pas… D’autres plus hardis venaient se renseigner. Alors s’engageait un dialogue du genre :
- Vous connaissez la truffe ?
- Oh oui ! je suis du sud est (ou du sud ouest). Et d'affirmer : la Périgord est la meilleure !
- Vous avez déjà goûté à tuber uncinatum ?
- Non – silence embarrassé du visiteur…..
Et c’était l’occasion toute trouvée d’en parler : sa finesse, son raffinement, ses accords, son parfum tout à fait différent……. Son abondance sur les marchés parisiens jusqu’à la guerre de 1914… sa réapparition depuis une vingtaine d’année sur les tables et chez les chefs étoilés.
- Mais comment se fait il qu’on n’en parle pas ? poursuivait le visiteur….
- Si, si, messieurs dames, on en parle ! Les journaux télévisés ont montré plusieurs reportages - à des heures de grande écoute - de septembre à février. Coup de chapeau au journalistes qui se sont montrés ouverts et impartiaux. Ils se sont rendus sur les marchés de la truffes de nos belles provinces. Mais il ne s‘agissait pas toujours de la même espèce :Tuber uncinatum en automne, Tuber melanosporum en hiver !.
Deux jeunes chinoises originaires du Hébai ont découvert avec surprise que la truffe poussait dans le Sichuan. Deux Japonais nous ont appris qu’il y en avait sur leur territoire, mais n’ont pas su nous dire s’il s’agissait de tuner indicum ou d’une autre espèce.
Non seulement il y avait une truffe du nom d'uncinatum, mais aussi d'autres espèces..... comment s'y retrouver dans tout ça !

Les italiens, toujours chaleureux et charmants vinrent nous raconter leur expériences gastronomiques de la truffe avec volubilité et gourmandise. Ils sont gâtés en espèces de truffes ! Je leur ai fait gentiment remarquer que la truffe de Fragno qui est si prisée chez eux était de l’uncinatum, donc de la truffe de Bourgogne. Ils étaient enchantés. Un autre italien m’a raconté les cambriolages sur les truffières de magnatum, la nuit…..
Nous eûmes aussi des personnes de Pologne et de Roumanie qui connaissaient ce champignon puisqu’ils en sont friands.
Une anglaise fut sidérée d’apprendre que tuber uncinatum poussait dans le Dorset et que nous avions intronisé un officier de sa majesté Britanique à Auxerre. Mais oui Madame, il en pousse aussi en Suède, en Allemagne,en Suisse, en Europe Centrale et jusqu’à l’Oural !
Un visiteur Marocain est venu me proposer de la terfez, lui, et m’a raconté qu’il y avait eu une grosse récolte cette année. Si j’en voulais….. Nombreux étaient ceux qui voulaient des conseils pour planter, pour cuisiner, des idées de plats……Je pense qu’ils sont repartis avec en tête de nombreux éléments et du rêve.
J’aurais encore bien des anecdotes à raconter tout comme les autres bénévoles qui se sont succédés au stand. Tous ces gens, qu’ils soient Antillais ou d’Amérique (il pousse une autre espèce de truffe comestible dans l’Oregon), de Saône-et-Loire de Bretagne, de Corse ou du Pas-de-Calais (bref de tous les azimut), ont appris que des marchés étaient organisés par les syndicats truffiers du Centre Est où il leur était possible de se fournir en tuber uncinatum fraîche pendant la saison (mi septembre à fin décembre)
Un Breton est reparti avec son rêve de planter des arbres truffiers, car à moins de changer de région, je vois la chose impraticable….. Un heureux francilien est venu me raconter qu’il avait trouvé une truffe sous son arbre, dans son jardin….. il est bien resté une demi heure. Les parisiens sont les moins gâtés. Très curieux en général, ils aimeraient trouver des adresses de restaurants proposant des truffes à des prix pas trop élevés ainsi que des magasins moins chers que ceux du style Fauchon . Je leur ai conseillé d’en parler à leurs fruitiers, et à leurs traiteurs, surtout au moment de Noël. Il arrive beaucoup de la truffe de Bourgogne, à Rungis. Elle vont bien quelque part ! Je me souviens avoir vu un gros plat d’uncinatum fraîches, pendant les fêtes, dans la vitrine de mon charcutier de la rue de Sèvres, au coin du Boulevard des Invalides, lorsque j’étais parisienne. Dernier recours : ils ont la possibilité de descendre dans l’Yonne toute proche, où il y a pour eux des restaurateurs de qualité qui cuisinent admirablement bien tuber uncinatum.

mardi 3 mars 2009

AU ROYAUME DES CHOCOLATS, UNE FRIANDISE DE CHOIX

Ma découverte au Salon de l'agriculture.
cette déliceuse et très jolie confiserie a particulièrement attiré mon attention.

(cliquer pour agrandir)

Particulièrement originale quand à sa forme, celle d'une feuille d'olivier, elle a une histoire.
Elle a été créée pour marquer un anniversaire :
Celui des 2600 ans de la création de la cité phocéenne de Marseille et a rempoté d'emblée un vif succès. L'Espérantine de Marseille, c'est son nom, offre en bouche, un croquant suivi d'un moelleux qui, longtemps après sa dégustation, dispense encore sur le palais les parfums de la Méditerranée.
Son secret : cacao à 70 % - amande - huile d'olive, menthe forte et écorce d'orange confite.
Primée en 2000 à Paris "meilleure confiserie de France " Au salon international Intersuc, vous pouvez ll'adopter en toute confiance.


Pour en commander :
http://www.esperantine-de-marseille.com
En attendant de mettre ma photo, je vous scan ces deux documents. Mais n'hésitez pas à la gouter.

lundi 2 mars 2009

LA TRUFFE DE BOURGOGNE ET SES COUSINES : COMMERCIALISATION

Nous rentrons du Salon de l'Agriculture.
Je vous en donnerai des nouvelles un peu plus tard. Cela mérite un post.
Pour le moment, je voudrais informer les visiteurs qui risquent de se retrouver sur mon blog, en cherchant "truffe de Bourgogne."..... car il est intéressant pour eux d'en savoir plus, et notamment de connaitre les espèces commercialisées en France.
voici les 8 espèces de truffes les plus commercialisées en France.
Les truffes à chair noire qui mûrissent en hiver :
Tuber mélanosporum - truffe du Périgord, de fin novembre à début mars rarement plus - pousse surtout dans le sud est et le sud ouest -
Tuber brumale - mêmes dates de commercialisation - pousse sur toutes les terres à truffe de.l'exagone
Tuber indicum - truffe de chine - mêmes dates - importée.

Les truffes à chair brune, qui murissent en automne
Tuber uncinatum - la truffe deBourgogne - du 15 septembre au 30 ddécembre. rarement plus - pousse principalement dans le grand quart nord est de la France.
Tuber mésentéricum - la truffe mésentérique - mêmes dates - pousse surtout dans l'Est de la France

Les truffes à chair blanche
Tuber Magnatum - le truffe blanche du Piémont - maturation d'octobre à décembrer - truffe importée
Tuber Albidum - autre truffe blanche d'Italie - 15 janvier au 30 avril truffe importée
tuber aestivum - la truffe d'été que je me refuse à classer dans les truffes à chair brune puisqu'elle a une chair beige très clair (et un péridium noir) - maturation de mai à septembre. récoltée dans le sud est.


(photo extraite du live : La truffe de Bourgogne")

LA CLASSIFICATION ET LE PRIX n'ont rien à voir avec la valeur culinaire du produit.

CE SONT DES CHAMPIGNONS TRÈS DIFFERENTS QUE L'ON CUISINERA DONC DIFFEREMMENT .

LES TRUFFES LES PLUS CHERES sont utilisées en moins grande quantité dans les préparations du fait de LEUR PARFUM DE FORTE INTENSITE qui rendrait les plats inmangeables si l'on forçait trop la dose (surtout pour ce qui concerne la magnatum).
La magnatum se mange crue -
La mélanosporum peut se cuire dans des plats allant au four à condition de prendre certaines précautions.
L'uncinatum ne peut être "montée" qu'à 60 °, pas plus, sinon on la tue. Aussi la mange-t- on le plus souvent crue ou à peine réchauffée. Mais je garde tout de même quelques secrets à découvrir dans les livres qui lui sont consacrés (voir plus bas)

Il est certain que la magnatum, est tellement puissante qu'on en râpe juste un peu sur l'assiette. La longueur en bouche est surprenante. Son prix au kilo exorbitant. Je conseillerai plutot de la déguster dans un restaurant.
Pour les autres espèces, vous pouvez les cuisiner vous mêmes. (Il ne vous en faut pas un kilo par plat, mais plutot, une, deux, ou trois dizaines de grammes, selon l'importance du plat). Vous mettrez moins de mélanosporum dans un plat, que d'uncinatum et vous ne ferez pas les mêmes accords gastronomiques, dès que vous sortirez des traditionnels oeufs et pâtes.
La brumale et la mésentérique plaisent à certains palais. encore faut il savoir les cuisiner et je ne possède pas de recettes du fait que ne n'en trouve pas chez mon fournisseur.
La question qui revient constamment : Où PEUT ON ACHETER DE LA TRUFFE ?

Il y a encore beaucoup à faire pour satisfaire les acheteurs. La truffe à ce titre est un produit d'avenir.
La truffe du Périgord est la championne dans le domaine commerciale et pour la communication. Elle a pour cela bénéficié d'une longue période de non production des truffières de l'Est, et a su implanter sa réputation sur tout l'hexagone.
La truffe de Bourgogne retrouve d'année en année une place méritée, car c'est une excellente truffe au parfum très raffiné.

Pour en savoir plus sur la truffe de Bourgogne, deux livres lui sont consacrés.
L'illustration de ce post est tirée de l'un d'entre eux :
"La truffe de Bourgogne" - aux éditions Pétrarque - par Gérard Chevalier et Henri Frochot. Ces deux chercheurs de l'Inra ont accordé une grande partie de leur carrière à l'étude de ce tuber. Ils proposent une étude scientifique approfondie du champignon et des problèmes que peut présenter sa culture.
Vous trouverez l'autre manuel sur ce blog ou sur la galerie de tubermamie. Les coordonnées sont :
"Au plaisir de la truffe" qui est à la fois un manuel de vulgarisation et un manuel de cuisine très largement illustré - ecrit par Martine Sbolgi-guinet - Editions C P E.

jeudi 26 février 2009

SALON DE L'AGRICULTURE ET TRUFFE DE BOURGOGNE

J'ai le plaisir de vous annoncer que la Confrérie de la truffe de Bourgogne (représentée par la Grande Ordonnatrice et la Grande Imagière, toutes deux passionnées de gastronomie), sera présente vendredi, samedi et dimanche (27-28 février et -1 mars) sur le stand de la chambre d'Agriculture de Cote d'Or, Région Bourgogne.

Tuber uncinatum est une espèce différente de celle du Périgord. Excellente truffe, mais encore plus mystérieuse que la mélano, du fait de sa réapparition sur les tables étoilées, elle est donc à découvrir pour beaucoup.
Voilà pour vous une bonne occasion d'en apprendre davantage. Nous vous donnerons tous renseignements sur sa gastronomie, les manifestations qui s'y rapportent (gastronomie et marché - demi journées découverte) mais aussi sur son écologie, sa culture et les livres qui lui sont consacrés .

Venez nombreux
(cliquez sur les photos pour les agrandir : coupe d'une truffe de Bourgogne mure et St Moret truffé )

mardi 24 février 2009

LAPIN RIME AVEC MARIN......

Certes, mais jamais de la vie ils n'ont été copains...... Je vois tout de suite les vieux baroudeurs des mers s'étrangler ! Les superstitions ont remplacé les réalités de la marine à voile. Elles n'ont plus de raison d'être !
Il serait temps de laisser de coté les anciens tabous, car de nos jours, qui aurait l'idée de transporter des lapins vivants dans ses cales......
à des fins alimentaires !

J'ai imaginé pour cette réconciliation, une petite recette : UNE MATELOTE DE LAPIN..... improvisée de toute pièce. Morbleue, dirait le capitaine Haddock . en ingurgitant un verre de wisky pour faire passer la pilule ! .. voyons plutôt.

Ingrédients pour 4 convives :
4 morceaux de râbles de lapin - 2 belles carottes tranchées finement- deux branches de céleri coupées en grands morceaux- un dé de racine de gingembre finement haché - 1/2 citron vert - 2 belles gousses d'ail entières, épluchées et sans germe - un c. à café de grains de poivre du Sichuan - trois branches de persil plat - l c. à soupe bombée de farine - 25 cl de vin blanc sec - 30 g de beurre salé - 2 c à soupe d'huile d'olive - 100 grs de lardons maigres passées 10 minutes à l'eau bouillante, puis écumés - 4 ou 5 champignons noirs que vous faites réhydrater dans de l'eau assez chaude et que vous rincerez soigneusement- 2 verres de riz basmati - poivre -sel - l bel oignon finement tranché - 1 feuille de laurier et un peu de thym.


(cliquer pour agrandir le cliché)

Maintenant, passons à la cuisson :
Dans un faitout à couvercle, faites blondir les oignons avec les grains de poivre du Sichuan dans le mélange beurre-huile. Les ôter. Faire dorer les râbles, avec un peu de thym, sur toutes leurs faces. Ajouter alors les oignons, carottes, persil haché grossièrement, gingembre haché, les gousse d'ail, le jus de citron, le vin, les tiges de céleri, la feuille de laurier. Saler. Mettre un couvercle et cuire à feu doux pendant une heure. Le plat doit cuire à l'étouffée et les légumes devenir fondants.
Pendant ce temps, vous cuirez deux verres de riz basmati - en y ajoutant vos champignons noirs - dans une grande casserole d'eau bouillante pendant 10 minutes. Egoutter. Inutile d'assaisonner car la sauce et la garniture du plat sont suffisamment parfumées pour accompagner ce riz. Tenir au chaud.
Avant la fin de la cuisson du lapin, saupoudrez le de farine et remuez délicatement le tout afin de lier la sauce. Si toutefois celle ci avait beaucoup réduit, ajouter un peu d'eau bouillante pour l'allonger. Goûter. Rectifier l'assaisonnement.
Il ne vous reste plus qu'à dresser la table et à servir accompagné du riz.
Il est rare de voir figurer du lapin à un repas de fête, si ce n'est le lièvre à la royale.... Mais là c'est de la Grande Cuisine, et c'est une autre histoire !
On a bien tort. Ce plat facile à réaliser est particulièrement parfumé et gouteux, et malgré les apparences, assez léger à digérer.
BON APPETIT !

jeudi 19 février 2009

C’est l’histoire d’une rencontre…. Celle d’Anna Caterina Antonacci !
15 h : mon téléphone vibre. Je pense à un démarchage.
- « Je suis bien chez…. »
- « Oui, c’est elle ».
- « C’est Sabrina… tilt… (je ne connais qu’une Sabrina et elle est charmante). C’est bien elle ! OUF.
- « Aimeriez vous venir ce soir à l’auditorium, j’ai des places…. »
Re tilt ! Pensez donc, l’une des meilleures salles de l’hexagone ! Et c’est adjugé. Pas plus de renseignements si ce n’est qu’il s’agit d’une soprano italienne….
Dans la hall, je croise deux copines aussi « mordues de musique» que moi.... et aussi peu renseignées sur le spectacle, et puis des jeunes, beaucoup de jeunes, lycéens et collégiens… Un vrai bonheur !

Sabrina arrive, dans la salle la lumière s’éteint et les premiers accords fusent… et tout de suite, c’est l’enchantement !
Le décor de Nelson Wilmott est génial – une simple Camerata obscura – Une mise en perspective des personnages et donc du sujet. Mon cœur de plasticienne fait un bond. Les jeux d’échelle réjouiront mes yeux durant tout le spectacle : c’est l’Antre de la Mort, mais une mort savante, raffinée, métaphysique autant que terriblement humaine….. la tendresse et la violence se côtoient en un duo vertigineux…. Phèdre, Didon, Aramide, Médée et Ophélie , rien que ça…. Même si Gluck et Rameau m’étaient presque familiers, je découvre un Berlioz insoupçonné .
Un one soprano show éblouissant, émouvant, servi par une cantatrice tragédienne hors norme : un bijoux.
Loin du récital, différent du concert, comme le dit si bien le metteur en scène, Juliette Deschamp, la formule est magique. Belle descente aux enfers au son de cette voix vibrante accompagnée par les musiciens de l’Ensemble « les Siècles » , dirigés par François Xavier Roth.

Merci Sabrina.

mardi 17 février 2009

TA TRUFFE ET MOI


Permettez moi d'adresser un petit clin d'oeil à ce polisson qui a partagé 16 ans de ma vie et des milliers de kilomètres..... Oh certes, il n'était pas truffier...... mais il m'a bien accompagnée et j'espère l'avoir rendu heureux. Un an a passé depuis sa disparition physique, mais c'est étonnant, sa présence est toujours palpable ! Rien que pour cela, il mérite mon affectueux souvenir.

Macho en diable, indépendant, amoureux du gibier, drole et chanteur, oui, chanteur ! je le l'oublie pas. Craquant n'est ce pas !
J'avais fait de lui ce portrait intitulé : "poilu". format 50 x 70 - photomontage. série images morcelées. MSG

dimanche 15 février 2009

LA SAINT VALENTIN DES OISEAUX

Dans leur langage amoureux, le oiseaux se donnent-ils des petits noms câlins ?
En tout cas, ils s'aiment.... ils sont justement en pleine saison de "mariage"....

Je les observe derrière mes rideaux, affairés à la mangeoire que je leur ai proposée sur le bord de la fenêtre...




Chaque espèce a ses habitudes.... ainsi, les moineaux arrivent en groupe.... ils piaillent à qui mieux mieux, mangent comme des gorets et projettent la nourriture dans tous les sens, comme s'ils prenaient un bain... Les mâles sont assez machos et passent "à table", sans état âme, devant les femelles... Pas très galants les piafs !
Pour les merles, ce sont gens plus distingués, : bec d'or et habit noir. Ils sont très polis et ne bousculent jamais les autres espèces. Ils attendent donc leur tour sans profiter de leur taille et mangent avec politesse... Les merlettes , plus modestes dans leur parure de camouflage, semblent méfiantes.
Les pies, elles, ne sont vraiment pas sympas. L'habit ne fait pas la "moinesse" ! Car leur parure est plutôt belle avec ses reflets irisées plus bleue verte que noire et le blanc immaculé de leur robe. Mais voilà, elles sont agressives, criardes. Elles font le vide quand elles arrivent et s'approprient la place sans vergogne.... Là, je n'hésite pas : je les chasse systématiquement.
Je chasse aussi les sansonnets, car s'il en arrive un, c'est tout une smala qui débarque.... Nous sommes tout de même à la campagne, avec des champs céréaliers tout autour. Ils ont de quoi se nourrir ! Mais comme ils sont jolis de près, tous tachetés alors qu'on les croirait noirs lorsqu'ils forment des nuages mouvants en plein ciel.
Quelques verdiers se hasardent, mais je n'ai pas vu de mésange....
Mon préféré, entre tous, c'est celui là :

Discret et familier, il est joli comme un coeur. Il n'aime pas entrer dans la mangeoire et préfère picorer à même le sol les miettes éparpillées par les moineaux. Ainsi contribue-t-il au nettoyage du milieu. Gentil petit rouge gorge, qui porte ton coeur en écharpe, je te souhaite une belle Valentine !

mardi 10 février 2009

L'OEIL DU FAUCON

Un brin de flemme, un peu de zapping….. BINGOOO
Je tombe sur un reportage passionnant sur la 5……(hélas déjà entamé)….. moi qui suis allée à Montier en Der, j‘e reste bouche bée…..
Pas perdu une miette !
Vous êtes comme moi, je suppose ! "Emballés" par les photos animalières, non ? Mais comment s’y prennent-ils tous ?
Secret majeur : de l’avis de ces messieurs, « la photo animalière ne s’improvise pas ». Elle demande au contraire une grande rigueur.
Tous l’admettent : il faut beaucoup de patience, donc d'endurance physique, et de temps. Le chasseur d'images animalières est un grand consommateur de temps, mais aussi un contemplatif. S'ajoutent des connaissances multiples de la nature, du milieu où l’on travaille, des animaux , de la technique…La chance seule est insuffisante pour réussir une photo.
Donc ne rêvez pas, chers lecteurs !


J’ai, pour m'en souvenir, noté quelques uns de leurs propos qui sont autant de conseils.
Tout d'abord, chacun se crée ses méthodes. Le photographe animalier est le plus souvent un solitaire qui se fond dans la nature.
La préparation nécessite toujours de longues heures voir des jours d’observation : ceci afin de maitriser la connaissance du milieu, les habitudes de l’animal, les éclairages etc. Ils doivent même, parfois, réaliser des installations préalables de matériel pour familiariser les animaux, aux affûts, au déclencheur, bref, à leur présence…..
Ils reconnaissent que l’utilisation des appareils numériques a été une avancée non négligeable, ne serait- ce que parce que ces nouveaux appareils, d'une haute technicité, leur ont permis de travailler plus aisément en milieux peu éclairés.


Ghislain Gimard, spécialisé dans les papillons, s’est fabriqué tout un dispositif électronique, en utilisant "une cage", sorte de chambre noire, dans laquelle il introduit l’appareil, le déclencheur électronique de l’objectif et les flashs (qu’il va même jusqu’à armer de lampes colorées pour l’ambiance comme par exemple pour le coucher de soleil….)…L'équipement installé et le second plan judicieusement choisi, c'est au tour du papillon d'entrer dans le champ de vision. Gimard l’attrape au filet sans l’abîmer et le relâche dans l'espace ouvert de la cage. L'insecte ne demande qu'à en sortir et est photographié au moment précis ou il s'échappe. Quant à l’objectif utilisé, un grand angle bien sûr, il peut se déclencher à la vitesse de 1/30 000ème de seconde !
Nous sommes loin du compte, n’est ce pas !
Hellio et Van Ingen travaillent eux aussi à haute vitesse
Vincent Munier reconnaît que la haute technicité lui a permis d’améliorer ses prises de vues.
Daniel Magnin installe sous nos yeux son affût - dans le lit de la rivière - pour mieux photographier la famille de cincles plongeurs….. "cet oiseau se nourrit de traînes bûches qui se fixent sous les pierres dans le lit des rivières, dit-il. Les petits sont sur le point de prendre leur envol. Ils vont commencer par se familiariser avec l'eau avant de savoir voler. Etc, etc". Nulle doute, le photographe connaît bien son sujet. Il pense bien sure que c’est extraordinaire d’arriver à photographier des animaux rares, mais que la créativité s’exerce mieux sur les animaux plus courants, puisque plus faciles à repérer et à observer.
Le facteur temps joue un rôle essentiel dit-il : il m’arrive de venir s’installer à la nuit et de repartir à la nuit suivante ! Bonjour les crampes….


Sous nos yeux, Florent Cardinaux (photos) se met à l’affût pour "capturer" le très méfiant faucon pèlerin. Que de précautions prises....
Pour la photo du papillon au coucher du soleil par exemple, il savait qu'il ne pouvait pas se rater car il ne disposait que de dix minutes de bonne lumière pour réussir son cliché !
Et sous nos yeux, il part à la chasse de l’ascalaphe …. Heureusement, cet insecte mi papillon, mi libellule se pause en prairie sèche. Espace dégagé. Si i on ne l’énerve pas, il prend bien la pose….. Mais dès qu’on veut faire une prise de vue plus rapprochée, en contre plongée, c’est là que ça se corse !…..
Quel régal !
Que cela ne vous empêche pas de vous faire plaisir ! et pour ma part, j’ai bien l’intention de repartir à la chasse aux papillons dès les prochains beaux jours !

mardi 3 février 2009

PHOTO OU NATURE MORTE

Un photo de nature morte irréprochable quand à la technique, peut-elle nous toucher avec intensité ?
Rien à faire, mais le genre de la nature morte me semble extrêmement delicat à traiter, en photo. Plus je m'y exercce, plus je l'étudie, et plus je me rencontre que ce qui ne colle pas, c'est l'excès d'exactitude dans le détail......
La nature morte est porteuse de sens et de philosophie.
Lorsque j'observe les tableaux des maîtres qui traitent de ce thème, et Dieu sait s'il y a des merveilles, je réalise que ce qui les rend si attachants, c'est bien sure l'interprétation qu'ils en ont faite, au delà de leur virtuosité. En un mot : "le choix du peintre".
Je me suis penchée sur le problème et suis entrain de faire des tentatives de retouches, sur Photoshop afin d'approcher la dimension du sens.


Cette photo de calamares est sortie tout droit de mon appareil de photo.... . (cliquez dessus pour l'agrandir)

Elle peut illustrer un texte littéraire, et d'ailleurs j'en ai trouvé un :
L'auteur parle d'un sashimi..... (extrait d'une petite perle intitulée : "Une gourmandise" de Muriel Barbery, édité aux éditions Folio.)

" La première bouchée rose qui avait provoqué en moi un tel émoi, c'était du saumon, mais il me fallut encore faire la rencontre du carrelet, de la noix de coquille Saint Jacques et du poulpe. Le saumon est gras et sucré en dépit de sa maigreur essentielle, le poulpe est strict et rigoureux, tenace en ses liaisons secrètes qui ne se déchirent sous la dent qu'après une longue résistance. Je regardais avant de le happer le curieux morceau dentelé, marbré de rose et de mauve mais presque noir à la pointe de ses excroissances crénelées, je le saisissais maladroitement de mes baguettes qui s'aguerrissaient à peine, je le recevais sur la langue saisie d'une telle compacité et je frémissais de plaisir. Entre les deux, entre le saumon et le poulpe, toute la palette des sensations de bouche mais toujours cette fluidité compacte qui met le ciel sur la langue et rend inutile toute liqueur supplémentaire, fût elle eau, Kirin ou saké chaud."

...et je m'en retourne à mon questionnement..... peut on réaliser une nature morte avec une photographie ?

mercredi 28 janvier 2009

TRUFFE, LA RÉPONSE


Dans mon post du 23 décembre dernier, j'interrogeais ceux qui savent....
Et c'est le "meilleur" qui à répondu ! En l'occurence, Gérard Chevalier !
Merci Gérard. Il s'agit donc bien , me dis tu, d'une mélano, mais d'une mélano immature.....
Elle a une drôle de frimousse ! et elle ne sentait pas grand chose.
Heureusement que le fournisseur et producteur me l'a remplacée. D'ailleurs je lui ai redonné l'objet pour qu'il constate. Moralité :
Exigez vos truffes nettoyées et canifées. N'achetez jamais une truffe enrobée de terre, même si vous avez confiance dans le vendeur......

CANARD LAQUE POUR CUISINIERE PRESSEE.....


Le canard est un des mets favoris de la cuisine pékinoise et la littérature le mentionne souvent dans la liste des mets présentés aux banquets, tout comme les oies, ou les pieds de porc etc…..

Je reçois régulièrement la newsletter@cuisine.tv
Cette fois ci il s’agissait du Nouvel an chinois. Je cite :
« Faut-il manger des produits chinois ?
La question est d'autant plus cruciale que pèsent aujourd'hui dans la balance, d'une part la défiance de certains (alimentée par les médias) vis à vis des aliments d'importation chinoise, de l'autre... notre irrépressible gourmandise pour tout ce qui sort des woks et des paniers vapeurs !
La circonspection n'empêchera pas... la cuisine chinoise reste bien l'une des meilleures du monde, et nous ne supporterions pas d'en être privés. Alors, comment fêter le Nouvel An, dans ces conditions ? En suivant les recettes ! On n'est pas si bêtes... »
Je ne puis qu’abonder dans leur sens.
Dans un premier temps, je vous invite à vous mettre à vos casseroles.....La cuisine chinoise, très variée, est délicieuse. Elle présente un éventail de mets assez vaste. Le secret de sa réussite est la fraîcheur des produits utilisés. Ce n'est pas très compliqué. Il existe en France pas mal de livres donnant de bonnes recettes. Si cela vous intéresse, je peux vous en citer quelques uns dont je me sers de temps en temps……Comme je l’ai déjà dit, on trouve beaucoup de produits de base dans nos villes.

adresse : www.procanar-com - Le spécialiste de tous les canards : mulard, barbarie , Pékin.
Si malgré tout vous êtes trop pressés, il y a des traiteurs ici et là.
Pour ma part j’ai quelques adresses que je conserve précieusement.
J’ai trouvé, en faisant mes courses, dans le bac des produits chinois, un canard laqué cuisiné en Bretagne (dans le Morbihan) et qui pourrait, si non faire rougir, du moins satisfaire les consommateurs pékinois. Voyez plutôt…..
Je l’ai goûté après l'avoir cuisiné en suivant les conseils donnés et en l'arrosant régulièrement de sa sauce, j’ai obtenu un résultat tout à fait respectable. Et même si j’ai un peu la nostalgie du volatil découpé devant mes yeux, au restaurant , BAN YI FANG….(voir images), je dois reconnaître que ce fut un excellent raccourci…..


note : J’avais versé quelques grains de poivre du Sichuan sur le riz qui l'accompagnait.…..

En prime, je vous offre, en tête de post, ce petit canard mandarin qui me faisait de l'oeil au jardin de l’Arquebuse à Dijon.

lundi 26 janvier 2009

YI YUE ER SHI LIU RI - XINNIAN KUAILE !


J'ai pris cette photo à Pékin, au palais d'été. Belle réalisation de bronze ! ce buffle invite à la contemplation et inspire la quiétude.
Pour revenir à l'actualité,
entre Chunjié - la Fête de Printemps
et : yuanxiaojié, la fête des lanternes, il n'y a que quinze jours.
Nous sommes dans le premier mois lunaire, yi yué.
Mille excuse à nos amis chinois pour l'absence d'accents, mais je ne parviens pas à faire un copier collé en pingning.


Le buffle, amimal placide mais assez égoistee, est indépendant. On lui attribue la faculté de retenir les crues. Je me suis prise à penser que cette croyance étonnerait bien nos éleveur charolais.... En effet, en ce moment, en Bourgogne, les prés sont inondés par les eaux provenant des chutes de pluie et le débordement des rivières, à tel point qu'il n'est pas rare d'être obligé d'aller chercher les bovins en barque pour ne pas qu'ils se noient !
Comment voulez vous, avec des croyances et des rites si éloignés, que, d'emblée, nous nous comprenions !

lundi 19 janvier 2009

ENCRES DE CHINE DANS LES NUAGES

A force de "tirer des barres".... ceux qui m'ont suivie savent que je m'adonne à la régulière..... j'ai eu ce week end une folle envie de m'exploser.....
Donc, armée des beaux pinceaux du Maître, de quelques photos de paysages et de mes souvenirs d'immersion dans les brouillards, j'ai laissé aller mon inspiration. Voilà le résultat. (cliquez sur les photos, vous critiquerez mieux... A ma décharge elles sont prises sans pied ni flash, et le temps est plutot gris.... donc, pour le netteté, ça craint !...)



Encre et eau, rien d'autre.... Une technique bien franchouillarde..... développée dans l'atelier de gravure, sur les tabourets de la rue Michelet, à Dijon..... avec des profs qui vous collaient un thème.... et, à toi de te débrouiller..... il reste quelques traces de ces laborieuses études documentaires sur lesquelles on passait des journées entières....
pour éventuellement se faire "saquer" à l'arrivée !
Je ne sais pas si vous aimerez, mais cela m'a fait du bien..... La composition des rochers est un peu trop centrale !.... . comme disait le renard, rien n'est parfait......
Après cette petite récré, je vais pouvoir me remettre à cette douce ascèse que représente les tracé de la régulière......

samedi 17 janvier 2009

C'EST BIENTOT LE NOUVEL AN CHINOIS

Les voeux sont une tradition charmante. C'est l'occasion, pour moi, d'exécuter quelques petites cartes originales qui, je l'espère, feront plaisir à ceux qui les recevront..... Cette fois ci j'ai envoyé beaucoup de voeux par internet, mais il me reste encore quelques enveloppes à faire.
Je me suis donc mise à mes pinceaux et voilà le résultat...... (cliquer sur l'image pour l'agrandir)


Evidemment, c'est un peu particulier, car je n'ai pas fonctionné de façon classique ! J'ai fait une sous couche à l'encre de chine diluée, puis, après sechage, j'ai calligraphié par dessus avec des encres brillantes. Je voulais donner une matérialité plus scintillante à ces sinogrames qui signifient mes voeux "d'heureuse année nouvelle..... "
Je sais, ce n'est pas très orthodoxe, mais ce n'est pas très facile non plus à réaliser car il n'y a pas de repentir possible......
Si certains sont intéressés, vous pouvez me passer un petit message, en haut à à droite de cette page ... On verra ensemble ce que je peux faire !
Et vive le Nouvel An Chinois qui approche à grands pas puis qu'il se situe à la fin du mois, le 26 janvier.
Année du buffle, du boeuf ou de la vache, cela ne m'est pas tout à fait indifférent,
puis que je suis de pure souche charolaise ! LA ! LA !

jeudi 15 janvier 2009

GOURMANDE MOI-MEME

C'est la période des chocolats.....

Ils sont tellement rassurants !.....
Je vous propose, aujourd'hui, un livre qui, a lui seul, est une véritable gourmandise chocolatée.....

Le Chocolat d'Apolline - de Michel Cyprien - chez Folio

Apolline est grosse, et elle aime le chocolat... On pourrait s'en arrêter là, mais ce livre met en scène une héroïne hors norme et c'est bien là son intérêt.
On pourrait s'arrêter sur les rondeurs du personnage, et leurs conséquences.... Mais Apolline est adorée de ses élèves à qui elle enseigne la phylo, adore Fellini et porte un regard sur l'existence qui est un vrai régal.... Pas du tout inhibée par sa grosseur; elle évolue tout au long du livre avec un charme et une fraîcheur inouïs.
Gravité, cocasserie, analyse et raison (voir extrait), délire.... Un livre qui ne peut pas laisser indifférent et que j'ai dégusté en fine gastronome.....

Le point d'orgue du livre reste cependant le bain de chocolat.......
Que les Grosses se rassurent, ce livre leur apprendra qu'il ne tient qu'à elles de positiver leur handicap......

mardi 6 janvier 2009

EPHEMERE

Notre civilisation s'attache exagérément à la pérennisation de l'art......
Et je comprends les jeunes artistes contemporains qui rouspètent parfois après les marchands de patrimoine (bien qu'eux mêmes aimeraient être admis dans le cercle). Mais ce n'est pas le propos du jour.
L'éphémère ajoute un charme supplémentaire à la création.......
La nature crée l'éphémère parce qu'elle est la vie. Paysage givré, envolée d'oiseaux, mouvement du blé sous les doigts du vent....... sont des étapes éphémères de la vie qui engendrent la beauté.
L'expression artistique par les images mobiles ou les mises en situation qu'elle propose ( vidéo - ciné - télé, les expressions scéniques de toutes sortes etc...), et qui sont éphémères elles aussi, active la pensée dans l'instant. Ne touche-t-elle pas davantage qu'un tableau accroché ? La question reste ouverte.






J'ai voulu fixer ici (bien imparfaitement) de modestes images qui ne resteront peut être jamais plus dans nos mémoires et qui pourtant ont apporté de la magie pendant les fêtes.
L'instant passé, ces images sont elles déjà oubliées ?
Et pourtant, la mise en oeuvre pour les créer a du représenter une somme de technicité assez extraordinaires. Je me demande encore comment elles ont été produites : j'aimerai bien en savoir plus. Chapeau !