samedi 24 septembre 2011

Eh bien, puis que Fan Si a trouvé, BRAVO !
(voir les commentaires sous le post précédent  !)
 Il s'agit de Santa Purina, (oeuvre attribuée à Vélasquez- (1629),
 C'est l'une des saintes patronnes de Séville, avec sa soeur Justa. C'est dans cette ville Andalouse que  naquit le peintre.......  L'achat relativement récent de cette oeuvre a défié les chroniques, tant les enchères furent élevées  ! 
Vierge et Martyre, cette  sainte  a pris ici les traits de la fille de l'artiste (qui posa pour lui).
Velasquez fut influencé, à 11 ans,  par l'enseignement d'Herrero (il n'y resta  qu'un an, tant il le terrorisait ). Il y a appris non seulement les techniques de base de la mise en page et de la perspective,  mais aussi une "manière" très réaliste. 
Lorsque je me suis retrouvée au Prado, face au grand tableau des  Ménines, j'ai eu une révélation, tant la touche du peintre anticipe sur ce que feront plus tard les artistes du 19ème siècle, Manet, Renoir, entre autres. Dès qu'on s'approche des oeuvres, on a affaire à un véritable traitement "impressionniste". 
C'est la cas pour le détail de la manche de la sainte. Si l'on recule, le miracle se produit et la matérialité des étoffes se révèle.
Sa touche est d'une grande liberté. Il utilise des pinceaux à longs poils. Son style vigoureux est tranché, en opposition avec ce que prisaient alors les andalous, c'est à dire la peinture Italienne.

(détail des fileuses)
Chez sons second maitre, Patcheco, très sensible au Caravage, il apprendra l'utilisation  du clair obscur.
(détail extrait du tableau : la reddition de Breda)
 Les espagnols qualifient  sa peinture de "manera abrieviada". Peint dans ce style,  le portrait du pape Innocent X en sera le plus bel exemple. Bacon s'en emparera au XXe siècle !.
        Pour ma part, j'ai une certaine tendresse pour ce nu magnifique, le premier de l'histoire de l'art espagnol :  "la vénus qui se regarde dans un miroir."......

1 commentaire:

tubermamie a dit…

Post scriptum, si l'on considère le fait que Philippe IV était l'oncle de Louis XIV, Je me demande si notre souverain aurait pris Velasquez à sa cour et s'il lui aurait donné des commandes, tant est moderne la facture de l'artiste. Comparer Le Brun à Velasquez, c'est comparer deux mondes très différents ! Certes, Velasquez a peint la cour, mais l'esprit est tout autre !
Personnellement, mon gout va plutôt vers l'artiste espagnol !