mardi 21 novembre 2017

VOUS AIMEZ LA TRUFFE DE BOURGOGNE..... RENDEZ-VOUS SAMEDI 16 DECEMBRE SOUS LES HALLES DE DIJON.



C’est en tant que Haut Dignitaire Membre Honoraire (et fondateur : Grande Imagière) de la Confrérie de la Truffe de Bourgogne que je vous transmets cette information “truffée” !
Photos M J.

Après sa participation active en collaboration avec la COVATI,  le 21 octobre dernier à la “Fête de la Truffe et des Papilles”  d’Is Sur Tille*, lieu de son siège social, 
la Confrérie de la Truffe de Bourgogne participe aux marchés de la truffe organisés,  à Dijon,  par l’Association de la Truffe Cote d’Orienne, en partenariat avec la municipalité et d’autres associations. 

Deux marchés de la truffe ont été prévus : le  premier  a eu lieu le 18 novembre, sous les Grandes Halles du centre ville de la Capitale bourguignonne : dommage que je ne l'ai pas su plus tôt !
le second marché  se déroulera le  16 décembre prochain 
au même endroit et selon les mêmes horaires.

entre 9 h et 12h30.
Une dizaine de producteurs y sont attendus.


Des préparations culinaires sont également prévues dans les restaurants et brasseries de Dijon.
C’est le moment de vous déplacer afin  d’ajouter à votre menu de Noel ce fleuron de la mycologie Bourguignonne !
Mes conseils pour l'achat  :
Humez vos truffes (elles doivent être parfumées)
Vérifiez qu'elles soient très fermes au toucher
Vérifiez la  couleur de leur chair (gleba) qui doit être brun foncé s'il s'agit de truffes de Bourgogne, comme le montre la tranche en "en-tête" de ce blog !
ATTENTION : il vaut mieux acheter une truffe canifée correctement   dont on a éventuellement  ôté les parties verreuses ou les trous de liodes*, s'il y en avait  (même si elle est biscornue) qu'une truffe pas mure, gelée  ou infestée par les vers. Dans les deux derniers cas, elle est molle.
C'est pour cela que parfois, si vous comptez  faire un beurre de truffe, ou une purée truffée, ce n'est pas si mal d'acheter ces truffes la ou des brisures. Vous êtes assurés qu'elles appartiennent à des truffes mures : elles sont vendues meilleur marché !

Enfin, posez vous la question : est ce que vous achetez des fruits verts ou "verreux" ? ? ? ? ?

Liodes : petits coléoptères amateurs de truffes mûres. Ceux ci creusent la truffe lorsqu'elle est mure pour se nourrir. Le champignon refait alors une "paroi" dans la partie grignotée. Elle  est noir foncé et pas mangeable car dure sous la dent. C'est pour cette raison que parfois on ôte.

Attention : il s'agit de tuber uncinatum (aestivum), la truffe de Bourgogne !  Ne pas confondre !

*(j’en parlais il y a quelques temps sur ce blog)

samedi 18 novembre 2017

LES COMPTOIRS THÉ-CAFÉ OUVRENT UNE BOUTIQUE A FONTAINE LES DIJON.

Je dois avouer que j'ai eu un "coup de coeur", cet après midi.... en franchissant le pas de porte  de cette nouvelle boutique dans la galerie marchande de l'hypermarché Casino  de Fontaine lès Dijon
La boutique fait face a la fleuriste
C'est un plus ! pour les dijonnais du secteur Dijon Nord, en tout cas pour moi qui vis dans un village de ce coté ci de la capitale bourguignonne.
Ci dessous quelques photos présentant la boutique.
Cliquer sur les photos pour les agrandir
Celle-ci, bien qu'il s'agisse de café,  me rappelle la boutique de Dellmayr Delicatessen à Munich ! Le "piano" à thes !"
J'ai fait bien sure quelques achats de thés, car j'y ai trouvé la marque que je "suis" : celle du Palais des Thés......mais vous pourrez aussi y faire torréfier du café car nombreux sont les crus proposés !
Cerise sur le gâteau, une "cuvée" Fontainoise" comme vous le montre le cliché qui suit !


Spécialités proposées  :
les cafés et la
Torrefacttion artisanale de ceux-ci
Les thés, et parmi eux, la marque du "Palais des thés" qui était à l’honneur !
Une épicerie fine
des produits régionaux
Des compositions gourmandes
Théières et autres accessoires pour le thé
La liste n'est pas exhaustive, et on est très agréablement reçus !

Photos MSG, avec l'autorisation du  gérent qui est "charmant" !


A l'heure de la vente des vins des Hospices de Beaune, c'est bien aussi de se reposer paisiblement devant une délicieuse et sereine tasse de thé   !
La pendule donne l'heure, mais j'étais si bien reçue que je ne l'ai pas vue passer.......

Une petite dégustation ne serait pas de refus !

mardi 7 novembre 2017

LES JARDINS D’ANCY LE FRANC S’ORNENT DE BRODERIES.

Photos MSG.

Le 14 septembre 2014 je postais ici même un article relatant ma visite au Château d’Ancy-le-Franc* où j’étais allée voir une exposition d’artistes contemporains. Dans ce lieu  d'exception, de nouveaux travaux viennent de s'achever.
L’embellissement du jardin, entrepris il y a 7 mois, a beaucoup avancé . La pelouse Est du château a laissé  place à  une “broderie”. Les vastes jardins n’en seront que plus variés ...... 
Le nouveau parterre, tel un tapis somptueux,   est  inspiré de motifs pris “dans les murs”, c’est à dire  sur les boiseries d’une chambre du premier qui lui fait front, baptisée “la chambre des fleurs”. Voyez ci dessous......

La paysagiste Laure Quoniam  a trouvé là son inspiration en choisissant  pour  source, quatre des panneaux à fond d’or peints au 18e siècle (contemporains de  l’encyclopédie de Buffon..... “ voisin naturaliste” seigneur de Montbard toute proche).
Pour moi, chacun de ces décors me rappelle aussi les belles tables en marqueteries de pierres de couleur si prisées à la Renaissance Italienne, car, comme vous pouvez l’observer, chaque plante est accompagnée  sur son pourtour d’un décor de style architectural typique de cette période.

D’ailleurs la note italienne est partout dans ce château..... des fresques au  mobilier et même sur ce heurtoir où l’on peut distinguer les armes des Médicis !

Armoiries des Medicis

Dans le jardin, les parterres faisant écho à la chambre ont, par souci de modernité,   un dessin plus “épuré” quoiqu’assez proche de l’original. Les plantes  sont cernées d’une bande d’acier qui en souligne le tracé, tout en les isolant des granulats de remplissage de couleur blanche. Ce fond blanc m’inquiète un peu, car j’ai peur qu’il ne soit trop aveuglant* en plein soleil : dans notre région, nos sols et nos pierres calcaires  sont plutôt dans les tons d’ocre allant du jaune pâle à l’ocre jaune, voir rose.......  ce n’est pas du tuffeau qui lui est si blanc.
Là, se pose une question !

 AinsiMalgré cela, les styles se côtoient, encore faut il que le résultat soit harmonieux et donc, le sol compte aussi.
Pour avoir une idée, le mieux sera de venir admirer ce lieu en juin, lorsque les végétaux seront en pleine floraison !
Note : j’ai découvert un site fort intéressant qui propose d’analyser la structure de la construction de ce château. Je vous en donne la référence, car le texte, largement illustré, est passionnant à lire. A vous d’en tirer les conclusions !

*Ancy le Franc : joyaux de l’architecture Renaissance en Bourgogne 

dimanche 5 novembre 2017

A FRANÇOIS GABART, SANS TOUTEFOIS MINIMISER LES EXPLOITS DES AUTRES VOILEUX : BON VENT !


 Bon Vent !

Sur son grand Macif
frêle esquif
"le petit Prince" est reparti !



 Fendant le vent
Apre et ardent
Sur la vague il glisse.....
Brillamment.........
                                       

Rien que la vaillance
et la surveillance ne suffiront pas !
Pour ce grand combat !
"personnel defi",
Comment reviendra ?
Madina.
Madina : "captures d'écran" faites  pendant le reportage de TF1 du 4 novembre et traitement photoshop. Le départ.

vendredi 3 novembre 2017

BEURRE ET ARGENT DU BEURRE........


Comment faire ces petits plats délicieusement bourguignons que sont les escargots et le beurre truffé, sans la matière première, le capteur de parfum, le beurre  ??????????
C'est juste pas possible !
A moins de connaitre une ferme dans le coin qui produit son beurre...... C'est pas gagné si on n'habite pas dans un pays de vertes prairies à pâtures.......
Madina : beurre truffé

Helix pomatia au beurre persillé

Moi je suis de la génération des plats mythiques de notre culture bourguignonne......  cette carence me rappelle les restrictions des années 40 ! Alors, même si je cuisine le plus souvent à l'huile d'olive vierge, je n'abandonnerai pas les recettes au beurre !


La gue-gerre intestine entre les acteurs de cette filière, on n'a pas à en faire les frais ! 
Les grandes surfaces doivent faire un effort !
Pire, on ne veut pas voir cette denrée précieuse  disparaitre à l'autre bout du monde, par ce que "c'est plus juteux !!!! !"

Hier, dans le rayon des produits laitiers de mon supermarché habituel..... absence totale de  beurre !
A la place, des bidules du genre gras insaturés...... Berk berk berk......
vous n'avez pas honte ?

Faudra-t-il aller en Arabie ou en Chine pour faire son marché ?
Ca y va dans les exportations !...... HEIN !

Lire l'article fort intéressant de Match :




et NOUS, DANS TOUT ÇA ?

jeudi 2 novembre 2017

ALLOWEN C'EST PASSÉ, MAIS JE ME SUIS BIEN AMUSÉE !

J'ai reçu il y a une semaine,  une invitation "couleur citrouille", et, devinez quoi ? 
Elle m'invitait à participer à Alloween  ! 
Sympa, non ?

Une petite fille n'avait-elle pas dit un jour à sa maman,  en me pointant du doigt :
"Maman ! REGARDE ! UNE SORCIÈRE !"
Donc..... me sentant investie.......
Je me suis acheté un "BÔ" chapeau, et HOP !

Il ne s'agissait pas pour moi de sillonner les rues du village, NI DE LANCER DES MALÉFICES, mais plutôt de me préparer à distribuer des bonbons !
Quel délice, à la nuit tombée d'entendre les mamans, derrière mes vitres éclairées, avertir les "bouts de choux" : 
Ah ! regardez, ici, il y a une sorcière !
......et PAN ! PAN ! PAN ! à la porte d'entrée !
Armée de bonbons et autres lapins crétins, "extra acides"......  J'entrebaillais la porte non sans dire d'une voix un peu machiavélique :
"Qui c'est que c'est ?"......
Ah les petits yeux ronds ! les visages étonnés...... 
MÊME PAS PEUR  !

J'ai vu passer toutes sortes d'êtres étranges, du diablotin au Mario en passant par les sorcières de tous ages  et toutes sortes d'horribles "portraits" aux crânes fendus par des coutelas saignants ( les parents n'étant pas les derniers !)  Ah, ce n'était pas triste....
Et, je vais vous dire ! Je crois bien que j'ai gagné mes galons de sorcière pour l'année prochaine !
Madina : autoportrait !
Dans le village, méfiez vous, il y a encore quelques sorcières qui trainent !......... et elles ne sont pas forcément  fréquentables ! voyez plutôt !
BRRRRRRRRRRRR !

Courageux et inventifs les habitants de cette maison !

jeudi 26 octobre 2017

LA SAISON DE LA TRUFFE EST OUVERTE, OUI, MAIS...........


VOUS AVEZ BIEN DIT  : “TOUBÈRE INN’CINATUME” (sic): 
C'est ce que j'ai entendu distinctement lors du reportage du Lundi 23 octobre sur TF1 au 13 heures........

S’AGIRAIT-IL D’UNE NOUVELLE ESPÈCE DE TRUFFE ??????
le reportage avait été fait A “LISSE-SUR-TILLE” ? 
C’EST OÙ, ÇA ?

ah mes amis ! Je ne peux que sourire tristement devant ce  reportage  .....

Sans doute les journalistes étaient-ils des néophytes pour prononcer aussi mal le nom de la "Truffe de Bourgogne* !
Pourtant elle mérite beaucoup mieux ! voyez plutôt !

Une Belle truffe de Bourgogne mure ramassée sur la truffière de mes amis Bernard et Armelle Rion à Vosne Romanée en Cote d'Or.

Il y avait pourtant du “beau monde “ sur le marché, ce jour là, des amoureux de ce tuber  dont j’ai reconnu les visages. Notamment celui d'Henri Frochot,  pour ne pas le nommer, grand spécialiste des sols dans la culture de  la truffe de Bourgogne, et pionnier,  (avec son ami Gerard Chevalier)) et qui a commenté le triage  des champignons, tout en le pratiquant devant la caméra..... on  aurait pu lui laisser dire tant de choses intéressantes...... il les a peut être dites d’ailleurs..... Mais......
Mais : il y a ce sacré minutage qui fait que les articles  sont rognés, recoupés, tronqués et, hélas commentés par des personnes qui ne sont pas du tout  de la "partie" et qui ne profèrent que   des âneries, voir des lieux communs......

D’abord cela ne se passait pas à “L’Isse sur Tille” comme l’a si mal prononcé le présentateur (Jacques Legros et aussi le sous titre !) mais à Is-sur-Tille, en Côte d’or : la capitale de ce champignon ! 

Ensuite, tuber uncinatum n’est pas appelée “truffe noire” ! pour la bonne raison que seul est noir, l’extérieur, son peridium  ! et que C’est la truffe du Perigord qui porte ce nom ! dont le péridium, lui,  est violacé et  la "chair"  noire.
Cerise sur le gâteau - si je puis dire -  :
 le mot de la fin.......
“Avis aux amateurs : la Truffe de Bourgogne* serait encore meilleure au début de l’hiver”......

PLOF ! fin du reportage !
Bilan : on n'a rien appris et on n'a entendu que des sornettes.......
.........Et dire qu’on s’occupe,les uns et les autres,  de ce délicieux tuber depuis plus 30 ans, pour lui redonner sa place dans la gastronomie française ! 
c'est épuisant à la fin !

° Truffe de Bourgogne : petit rappel : on l’appelait (du fait de Châtain)  “Tuber incinatum” mais elle  fut  re-baptisée à la suite d’une thèse menée il y a quelques années, à l'INRA de Dijon : “tuber aestivum” car c’est, helas,  bien le nom original de  l' espèce.   
On a pourtant bien  insisté alors,  sur l'aspect et la qualité  totalement différents de ce même champignon, à l'été par rapport  à l'automne ? Mais nous n'avons pas été entendus.

Les gens du sud  ont le même problème, mais ils ne sont pas fous, eux : ils ne ramassent pas les "melanosporum" l'été, même si les chiens en repèrent quelques unes, ils savent qu'elles n'ont pas encore leurs qualités maximum, comme celle des mois d'hiver ! Alors, ils proposent l'aestivum dans sa première poussée sous le nom de "truffe d'été".

Tous les amateurs de la truffe de Bourgogne pensent la même chose en ce qui concerne cette "truffe d'été" et c'est pour cela qu'ils  refusent d’appeler la truffe de Bourgogne du nom "d'aestivum" : ils savent de quoi ils parlent.

Je vous explique :
Ils se réfèrent  à Châtain, ce Mycologue qui  avait bien fait la différence des qualités gustatives et olfactives de ce champignon aux  différentes étapes de sa maturation, et avait constaté de par son expérience, que l’été il avait peu de goût. Par contre, les truffes qu'il ramassait dans les mêmes truffières,   à l’automne, étaient sublimes ! 
Pour cette raison majeure (croyant qu'il avait affaire à une autre espèce tant la différence était grande) il avait baptisée la seconde "poussée", celle des derniers mois de l'année,  “uncinatum” du fait de l'apparence de ses spores qui  sont dotées de petits crochets...... La distinguant ainsi de façon certaine.
Une truffe blessée au nettoyage par un brossage trop "violent". Les verrues sont "écorchées". Quel dommage !

...mais hélas, dans le monde de la science, les résistances sont tenaces (on garde les noms anciens des champignons, par priorité et on refuse les appellations suivantes) et cela, il faut bien le dire,  avantageait aussi énormément certains commerciaux de lui redonner son nom “d’avant”..... 
           C’est comme cela qu’on peut faire croire que ce champignon est sans valeur, en le faisant déguster en été où il est sans saveur et n'a que peu d'odeur........ce qui  “écrase sa réputation”  ! 
Comme vous voyez, je suis très en colère !

Alors, je vous rappelle, pour avoir travaillé pendant de longues années à sa réapparition sur nos tables, avec tous mes amis : la Truffe de Bourgogne  se déguste uniquement :
 de fin septembre jusqu'aux premières gelées. 
Avis aux vrais amateurs.  Sa pleine maturité se situe plutôt d'octobre à décembre.
Nous en resterons là ! 

A ce sujet,  lire sans faute l'article de J M Olivier intitulé 
"Que faire avec des récoltes précoces ?"
Paru dans le trufficulteur français  n°100 du troisième trimestre 2017 - 

lundi 16 octobre 2017

CA SENT L'IODE ET LA LIBERTÉ !

Chers visiteurs, je vous rapporte quelques images de mes pérégrinations océaniques !
qu'il me soit pardonné ce silence ! ...et à vous de vous laisser porter par les vagues, comme des oiseaux....
Cliquer sur les photos pour les agrandir


chacun sa glisse !

Photos MSG non libres de droits.
...et pendant ce temps, je lézarde dans les dunes......


mercredi 27 septembre 2017

D'EVE A MALAIN........ GAUVAIN

Je vous parlais de l'Eve D'Autun, véritable Joconde romane connue mondialement.... et c'est encore d'elle dont il s'agit.....
Comme je l'entretenais de l'exposition du musée Rolin, à Autun, l'une de mes amies me communiqua les deux photos ci dessous, qui représentent des oeuvres de son ami et professeur, le sculpteur  Gauvain, 
cliquer sur les photos pour les agrandir
 Il s'agissait tout simplement de la reproduction par cet artiste, de l'Eve d'Autun, mais pas seulement, .....
photos  Maryvonne Johannot.
car il avait,  dans un esprit tout "Gilslebertesque" réalisé  avec talent  sa propre vision de cet Adam que l'on recherche depuis si longtemps........  
Comme ces oeuvres avaient été exposées au printemps dans le Château de Mâlain, tout proche, j'espérais les voir "in situ" et je m'y rendis  . 
Il faut vous dire que c'est une expédition que de s'aventurer  dans ce village car il est tout voué aux sorcières et au diable !
 photos suivantes de MSG@17

D'Eve et d'Adam, point ! Commande d'un particulier, les oeuvres étaient sorties des murs, mais je ne fus par déçue, puisque Lucifer occupait une place de choix........

Ce château médiéval à l'abandon et  qui était presque anéanti, renait progressivement grâce aux équipes passionnées d'une association locale qui a nom le GAM, c'est à dire, Groupe Archéologique des Mesmontois. (nom des habitants de Malain en cote d'or)
Le travail de restauration qu'ils ont mené depuis 1984  est extraordinaire et mérite à lui seul une visite. 
Entrée dans la basse-cour.
Moult murs ont été redressés et des jardinets médivaux apportent ici et là un peu de verdure dans cet univers minéral de forteresse.

cliquer sur les photos pour les agrandir.

Le sculpteur Gauvain est intervenu à différents endroits,
Gauvain tel que son portrait est proposé au chateau.
 ce qui humanise les lieux, comme par exemple dans l'escalier qui donne d'une part au donjon et de l'autre aux caves, ou encore sur les murs de fortifications.

Dans l'escalier, des chapiteaux et un chevalier du moyen âge vous attendent, avant de découvrir,  sur le donjon, un paysage à vous couper le souffle.
du haut du donjon, la vue est magnifique sur les paysages alentour, chantés avec passion par Henri Vincenot.
Je ne vous en dévoilerai pas davantage, car le château est ouvert les samedi et dimanches après midi jusqu'au 24 octobre (et bien davantage en été). A vous de vous y rendre : c'est à une belle promenade que je vous convie !

Etat actuel du château.
Et ne manquez pas la fête des sorcières, à la période d'Alloween ! Ca sent le souffre !

vendredi 22 septembre 2017

RE-LOOKING CHEZ L'EVE D'AUTUN........

A voir jusqu'au 15 octobre à Autun 

J’ai toujours eu une tendresse particulière pour cette belle oeuvre romane de Gislebertus : l’Eve d’Autun. Chacun sait qu’elle figurait sur le linteau du portail latéral de la cathédrale..... mais après avoir été déposée (vendue par le chapitre avec d’autres pierres) puis être ré-apparue, elle n’a pas été remise à sa place, faute de retrouver tous les éléments qui composaient le linteau. 
Placée dans  la salle capitulaire où elle veilla pendant quelques décennies  avec des chapitaux, elle a été récemment l’objet d’une remise “en forme” par les ateliers du Louvre. Vous la trouverez donc désormais dans le musée Rolin, à deux pas de son église d’origine.......
Eve re-lookée par le nettoyage opéré au Musée du Louvre 
Je ne peux m'empêcher de
ressentir un malaise qui me donne l'impression
 d'être devant une copie........

Est ce pour cela que, depuis, une étrange  “créature des eaux dormantes”   observe le portail où  elle figurait.....* 



Quant à notre Eve, toute nettoyée et rafraichie qu’elle est :  je ne l’ai pas tout à fait reconnue. Les ans et la patine avaient déposé au coin de son oeil une larme émouvante qui hélas,  maintenant, a tout à fait disparu. Certes, elle est plus sereine,  mais un peu moins “humaine”. 
Video concernant la découverte du haut relief à  voir, sur Youtube, avec l'abbé Grivot qui a tant fait pour cette cathédrale saint Lazare :


Cette petite larme si émouvante, au coin de l'oeil, a totalement disparu.........
Ce musée, aménagé avec goût, dans l’ancien logis du Chancelier Rolin,
présente trois collections : des oeuvres antiques de première qualité* - des oeuvres du XIVe au XVIe ainsi que  des oeuvres contemporaines.
Une très belle verdure du XVIe siècle  a attiré particulièrement mon attention. Elle provient d’un atelier de basse lice d’Aubusson. Elle est réalisée en laine.

L’atelier de basse lice (tissage à l’horizontal) permettait de réaliser de plus grandes tentures que celui de Haute lice (tissage à la verticale).
Ce style de tenture, dite “aux feuilles de choux” ou “aux aristoloches”, était en vogue à cette époque pour orner les murs des froides demeures seigneuriales.
Cliquez sur les images pour les agrandir.

La composition est toujours sensiblement la même sur ces oeuvres  : au premier plan, figurent des plantes fleuries et détaillées (héritage de la tenture “à mille fleurs” du XVe s), dans lesquelles on trouve des animaux, oiseaux, chiens de chasse (mâtins), voir des animaux fantastiques ;  puis, au second plan, sont disposées de grandes feuilles (ressemblant à des feuilles de choux). Celles-ci  permettent subtilement  la transition avec le troisième plan, où figure un  paysage dans lequel se trouvent d’opulentes demeures.  La tapisserie est entourée d’une riche bordure avec des fruits, des feuillages, des oiseaux et des petits lapins, voir des insectes. 

Cette tapisserie, c’est l’évolution naturelle entre les tentures à “mille fleurs”* du XVe s et celles, beaucoup plus réalistes où figurent des faits historiques (batailles, scènes  antiques ou d’époque - mariages - scènes de genre) du XVIIe et XVIIIe s.

*la créature : oeuvre de Bernard Morot-Gaudry) - bois de châtaignier. 

*Augustodunum étant devenue la capitale des Eduens, après Bibracte, et avant que Lyon ne devienne celle de la gaule Gallo romaine, on peut y admirer non seulement des édifices romains,
       mais aussi, dans le musée,   de très belles mosaïques, ainsi que des objets divers 
Dans les autres pièces, des fragments du tombeau de St Lazare (qui occupait jadis tout le choeur de la cathédrale du même nom),  des collections du Moyen Age et de la Renaissance et enfin une partie destinée à des oeuvres contemporaines. Que je n’ai pas eu le temps de visiter.
*Parmi les tentures à mille fleurs que l’on peut admirer en France, la plus célèbre est la tapisserie de haute lice : “ La Dame à la Licorne”, que l’on peut admirer au musée de Cluny, à Paris, et qui comporte 6 pièces de grandes dimensions.
Renard figurant sur une des tentures de La Dame à la Licorne