samedi 24 décembre 2011

LA NATIVITÉ DE GIOTTO : UNE OEUVRE TRES AVANTGARDISTE !

Cette ensemble de fresques Padouanes occupe une place de premier plan dans l'histoire de l'art. 
Cet élément  représente la nativité.
Fresques d'Arena à Padoue, peintes par Giotto au 14e siècle.
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Voyons ce dont il s'agit.  La nativité : la position de Marie est très surprenante : allongée dans la mangeoire qui lui sert de lit, elle se redresse péniblement pour saisir près d’elle l’enfant que vient d'emmailloter une sainte femme, tandis que, philosophe, Joseph médite, entouré des animaux et que les anges, très dissippés montrent leur allégresse.


Giotto passe pour être le premier des peintres “modernes”. Sa vision  rompt avec les règles de la peinture byzantine (archi codée et sans perspective, puisqu'il y avait le plus souvent un fond or uni)  Elle annonce la Renaissance. L’air y circule, un paysage est esquissé, les personnages se mettent en mouvement.  Pour la première fois, dans l’histoire de la peinture, il représente des humains, leur donnant des gestes aisés et les entourant d’édifices réalistes (bien que stylisés).  Giotto multiplie les détails pris à la vie quotidienne. Il décrit avec précision, émotion, voir humour, les objets, les plantes, les animaux, il se concentre sur les principaux personnages.
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Les Visages sont harmonieux et souvent vus de profil. Ce sont des visages emprunts d’un certain idéalisme. Des ombres épousent leurs contours, leur donnant un modelé qui rappelle  les représentations byzantines. Le dessin, visible,  triomphe. Mais le trait, large et nourri est vivant. Il ne se contente pas de cerner. Il ajoute pas sa variation d’épaisseur l’effet de volume. Des variations lumineuses donnent de la vie aux vêtements (dont on sent le soyeux et la souplesse) et du relief au décor.  Ainsi se produit  un effet de profondeur tout à fait innovant. 
A noter aussi le chatoiement des couleurs. et le contraste entre les pigments de terres naturelles, chaudes (ocres jaunes, ocres rouges, terre de Sienne, terre de Sienne brulée....) et le bleu (complémentaire) des cieux et de certains vêtements,  qui créent un effet saisissant dans l’ensemble de la chapelle. Ce bleu a malheureusement souffert et s’est détaché à certaines endroits,, mais il “réchauffe” de par sa présence, les tons chauds qui lui sont mis en  opposition : la lumière irradie et jaillit de la surface picturale !

JOYEUX NOEL !

1 commentaires:

tubermamie a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.