ci dessous, une petite calligraphie perso
qui énonce ce proverbe. Elle n'est pas encore maroufflée.
Des images, des textes en toute simplicité. Des doutes aussi, des colères éventuelles, des instants de bonheur à partager autour de la truffe de Bourgogne, mais aussi de mes passions gastronomiques et plasticiennes....
Voilà maintenant presque deux ans que je m’évertue et je suis bien loin du compte.....
C’est vrai que je n’ai pas l’ambition de parler, seulement le souci d’en savoir plus long sur l’écriture afin de pratiquer la calligraphie. !Mais cela n’en reste pas moins assez ardu, question mémorisation.
Le sinogramme et son tracer, sa prononciation, le ou les sens à lui donner, sa place dans la phrase, les tons, les homonymes., les “mots magiques”, expressions et idiomes divers...... j’en passe et des meilleures.

Je persévère cependant car au delà de toutes ces embûches et des difficultés, j’ai parfois de grands plaisirs ! Le principal étant de calligraphier, mais aussi de retrouver dans les textes des caractères déjà connus, d’en retrouver de plus en plus au fur et à mesure que le temps passe....... comme un grand puzzle qui se met en place ! (il me faudrait deux vies !)
Calligraphier des mots que l’on connait, est un plaisir intense.....

Traduire c’est encore autre chose... surtout lorsqu’il s’agit de poésie !
C’est là que l’on apprécie les échanges (précieux) entre initiés, qu’ils soient professionnels ou simplement, comme moi, amateurs !
Vous qui passez par là, si vous vous intéressez à la langue et à la calligraphie chinoise, ne manquez pas de me laisser un petit message, car au fin fond de ma Bourgogne, nous sommes bien isolés : ce ne sont pas les sinophyles qui pullulent !
Créer une petite association pourrait être profitable à tous !


je frotte mes yeux, NON, NON, ma marraine n'est pas une fée ! et je ne suis pas Cendrillon !
Mais je suis curieuse et j'ai tout de même glissé un oeil au dehors, sur l'énorme citrouill.... euh ! Lamborghini qui piaffait devant ma fenêtre de cuisine !Toute la France est au courant depuis lundi ; Elle s’appelle Armelle Rion. Aujourd’hui c’était a son tour de relever le challenge en recevant les autres candidats du jeu. Et comme c’est une championne née, elle a assuré avec toute son énergie et sa sincérité, choisissant comme thème la truffe de Bourgogne qu’elle cultive, cave (ramasse) avec ses chiens truffiers et cuisine depuis 20 ans, à Vosne Romanée.

Elle a reçu ses concurrents dans sa cave, car elle est aussi viticultrice ! le vin, la truffe, c’est tout un monde magique que certains téléspectateurs ont du découvrir de façon ludique, mais marquante.
J’ajouterait que dans les futs vieillissaient des grands bourgogne !
Les concurrents ont découvert le cavage avec ses chiens, les truffes étant cachées le long des futs ! C’était assez rigolo !
Amusant aussi de voir nos capes de confrérie sur les épaules des candidats !

Pour clore cet intermède joyeux, je vous indique ici la recette de la
glace à la truffe de Bourgogne, donnée pendant l'émission...
Faire bouillir 50 cl de lait puis y infuser 100 g de truffes fraiches mixées, hors du feu !
Dans un bol, mélanger 4 jaunes d’oeufs et 75 g de sucre.
Oter les truffes du lait en passant dans un tamis, et incorporer ce lait infusé dans les jaunes en remuant bien pour que l'appareil se lie et reste lisse. A ce stade vous obtenez une crème anglaise.
La faire chauffer sans la faire bouillir et réincorporer les truffes. Mettre le tout dans une sorbetière et laisser quelques heures au congélateur.

Quelle que soit l’issue du jeu, bravo Armelle et merci pour la truffe ! La petit grenouille dans l'assiette fait des bonds de plaisir !
les prunus explosent...... Les bourgeons poussent dans tous les azymuts :c'est la fête !
Dans la mare du village, les crapaux font des bêtises. Il y aura plein de petits carpeaux, s'il ne regèle pas d'ici mai !
La tradition chinoise veut que, depuis des temps immémoriaux, une calligraphie soit estampillée d'un sceau. Quelle belle tradition. J'en avais déjà un plus petit, que j'aime beaucoup, car il est ying, très féminin......
Moi qui ait tâté de la gravure pendant mes études, je puis dire que je suis très sensible à ce bel objet et imaginez mon bonheur lorsque j'ai découvert, dernièrement, mon superbe sceau (yang) gravé à mon nom chinois, à Pékin.
Je trouve qu'une oeuvre n'est vraiment terminée que lorsqu'il la ponctue de sa marque joyeuse.

"Voici comment on peut les peindre. De grands poils à la barbe. Le front sali de cheveux incultes, ou bien trop épilés. Un nez dont les éléphants traîneurs de char seraient fiers. Une peau semblable à celle de la crevette cuite. Chacun de ces envoyés (ils sont dix) prétend être envoyé par tel ou tel grand royaume (ils usent d’un caractère « grand » sans aucun droit) qu’ils appellent des Angles, des Francs, des Teutons, des Russes, et d’autres qui n’ont pas de titres définis. Les Angles habitent une île extrêmement occidentale, qu’ils emplissent. N’ayant plus de rizières ou de champs disponibles ils courent les autres pays, cherchant à en asservir les plus faibles pour manger à leur faim. Les Teutons sont faits de brutalité et d’épaisseur. Ils ont les cheveux roses. Les gens du pays Franc se prétendent les plus polis de tous. Ils prennent leur exubérance et leur faconde pour de l’usage vraiment cérémonieux. Ils sont loin de nos chameliers. D’autres, qui parlent tantôt le langage Franc, et tantôt celui des Teutons, participent des uns et des autres. Ils occupent, croit-on, un petit district intermédiaire. Ils disposent de beaucoup de lingots. Quant aux hommes du pays Russe, on ne peut vraiment les mettre dans le nombre des Très-Occidentaux car ils peuplent tout le nord de la Mongolie. Leur proximité de l’Empire a sans doute aidé à leur donner de meilleurs usages.
( texte d'Henri Cordier extrait de Histoire générale de la Chine....)
Dans ce pays ou la notion d'art elle même était toute différente de la notre, comment voulez vous que nous puissions aborder sa culture en nous référant à nos "certitudes" !
Je m'explique ! Pour les chinois anciens, les arts majeurs étaient au nombre de six : les rites, la musique, le tir à l'arc, la conduite des chars, l'écriture et le calcul...... C'était bien un tout autre monde.....
Les raccourcis que nous prenons sont bien castrateurs ! Cela ne vous rappèle-t-il pas quelque chose, à commencer par certains papiers de journalistes !
Je trouve qu'il est toujours intéressant de se placer du point de vu opposé au notre, cela permet de relativiser !

Avoir l’occasion de proposer au public de la calligraphie chinoise est assez rare, et je salue l’objectivité et la bienveillance des responsables du groupe culturel du Diocèse de Dijon, dont Jean Michel Pelote est le Président, qui m’ont admise dans cette manifestation. Je les remercie chaleureusement ainsi que les visiteurs qui se sont déplacés.

photo : une oeuvre de Maryvonne Johannot dont l'inspiration est inépuisable.... un régal
Je dois avouer que dans ce monde si matérialiste, la chaleur et la bienveillance inter artistes est rarement aussi tangible ! de plus, le public, voulait vraiment découvrir nos problématiques ou nos démarches intérieures. Et c’est assez rare, car qui dit art, dit trop souvent, argent, voir spéculation.... et de la part de certains exposants, souvent : ego, orgueil..... Quel bonheur de pouvoir échanger dans ces conditions, avec des créateurs sincères, sans que viennent se mêler l’aspect mercantile que l’on trouve trop en d'autres lieux.
(photo : mon petit coin d'expo, mille excuse pour la calligraphie de travers !, ce n'était pas voulu !)
Je suis vraiment enchantée, si j’ai pu aiguiser la curiosité et susciter l’envie de découvrir l’art de la calligraphie chinoise.
J’ai été très touchée pas la gaité et la gentillesse des visiteurs en général, et des chinois en particulier. Tous ont été charmants et positifs, et surtout, je pense très heureux de voir que leur expression artistique était dans ce lieu magique, de la cathédrale de Dijon.
Deux jeunes filles chinoises (ci dessous) ont tenu absolument à être photographiées en ma compagnie et avec une page d’écriture ! n’est ce pas franchement adorable. ....

Ce fut vraiment un moment privilégié.
Dans le post suivant, quelques oeuvres......
Maryvonne Johannot : sculpteur
Claude Micheli peintre et pastelliste
Pascale Hedoin : plasticienne
Marielle Chaufour et ses amies : patchwork


Je vous invite donc à découvrir ces merveille sur le site de wikkipedia.
Mouillé, oui, puis encollé,
et puis ensuite, encoller les bords du support, le soulever sans le déformer ! Dur de dur......
On prend des suées froide....
Bref, moi j'étais exténuée à la fin de la séance !
J'ai réussi à rendre la forêt en superposant l'arbre et le buisson....... le papier de riz sur le papier de riz.... comme le fait la brume dans le bois !
Les étiquettes étaient bien conformes. Rien à critiquer de ce point de vue !
Note : suite à une de mes lectures (il ne faut pas mourir ignare), j'ai repéré sur la carte, la région où pousse tuber sinensis (indicum) et tuber hymalayensis : centre ouest de la Chine, au pied de l'Himalaya, en terrain déjà montagneux (2000 m). Sur la carte, vous pouvez repérer l'un des centres de commercialisation, Kunning (Yunnan) et le lieu où les caveurs qui ont édité cet article ont été faire leur reportage..... du coté de Lijang. Cette région vaste et sauvage permettrait un ramassage quasi illimité.... On n'a pas fini de voir nos tables inondées de ce champignon. Alors puisqu'on ne pourra probablement pas l'éviter, pourquoi ne pas faire en sorte qu'il soit ramassé dans des conditions correctes !

J'ai toujours eu de la sympathie pour les yeux bleus brillants d'intelligence de cet homme. Son livre restera parmi mes trésors de bibliothèque......
L’auteur s’interroge sur le sens de la vie, son origine, la place de dieu dans l’histoire de l’homme, et, sur l’évolutions de la science.
Le langage est concis, clair, précis...... s'y ajoute un brin de jubilation.

Le tableau qu’il brosse et les idées qu’il émet me plaisent car il étend le débat à l’infiniment grand et à l’infiniment petit......proposant l’histoire du monde et des hommes, à travers une culture veille de plusieurs millénaires, et une approche assez objective de l’existence hypothétique d’un être suprême.
Au travers d'un texte simple, le style est clair, léger, mais jamais superficiel. Sa lecture n’est peut être pas a la portée de tous , car encore faut il avoir un minimum de culture “classique” et générale pour en gouter tous les sens...... mais libre aux curieux, au moyen des références que l'auteur apporte , d'aller plus loin et de se documenter davantage.
Ce sont encore les pages p139 et 140 qui m’ont le plus interrogée....... il y est question de la mécanique quantique.
Ne voulant influencer personne, j'en resterai là . Mon but n'est pas d'enseigner, (le sujet est bien trop vaste et je ne suis pas de taille), mais d'ouvrir des portes...... vous ne le regretterez certainement pas !
A vous de le lire et d'en tirer vos propres observations. Sachez seulement que ce que j’apprécie avant tout dans ce livre, c’est son objectivité, qui ouvre les portes de l’esprit toutes grandes. Un livre plein de sagesse et de gaité.
Hier, le temps était maussade. Mon ermitage sombre, plus sombre que jamais ...... s'évader, il fallait que je m'évade, que je trouve l'énergie de résister "au rien", Lacher prise et laisser mon esprit suivre la petite musique intérieure qui coule comme un jeune ruisseau.....
Ce n'est pas une épée, mais un pinceau, et un peu d'encre de Chine bien noire, bien lustrée.......
Oh, ce n'est pas du grand art..... le poignet doit encore s'assouplir, la pensée doit encore devancer le geste...... Quand je pense que certains considèrent ma démarche comme loufoque, ou comme une distraction, ou encore comme totalement farfelue, voir inutile !.......