lundi 6 juillet 2009

LA TRUFFE, AU SALON DU LIVRE DE FONTAINE FRANçAISE



La truffe de bourgogne est entre de bonnes mains, chers lecteurs.
J'ai passé un dimanche chaleureux, au salon du livre de Fontaine française (21), entre les visiteurs, amateurs de truffes ou non, et les membres de la Société des Auteurs de Bourgogne. J'ai eu des conversations passionnées, tout en leur proposant mon manuel. (je citerai simplement cet archéologue, qui, en fouillant un site datant de 500 av JC, en bourgogne, s'est retrouvé dans une truffière richement dotée de tubercules !)

S'il y a un domaine où le jeunisme n'a pas prise, c'est bien celui du livre, et tant mieux. Le livre n'est il pas un moyen privilégié pour partager la somme de ses réflexions ou de ses connaissances, voir pour faire rêver......
Je voudrais donner un coup de chapeau à cette association qui m'a généreusement accueillie.
Ma "marraine", Mme Altea Cristofoli, qui est une personne fort dynamique et passionnante. Très chique, elle fait partie du troisième age, mais je puis vous dire qu'elle a l'esprit acéré et qu'elle conduit assez sportivement. Battante, et pleine de bon sens, elle a beaucoup d'humour. C'est un bonheur de bavarder avec elle !
Le Président, Alain Lequien, qui est un esprit ouvert et positif. Il a un beau regard vert plein de franchise et une véritable aura. Il tient son rôle avec brio.
La doyenne, Françoise Colin (76 ans), très distinguée, et maquillée et vêtue avec recherche. Elle présente plusieurs parutions, fruits de son travail et de ses connaissances puisées lorsqu'elle gérait le Pré Aux Clercs, à Dijon (restaurant réputé), auprès de ses ex clients et dans les archives départementales.
Et je n'oublierai pas Florence Berthoux, plus jeune, qui assure les contacts avec tact. Quand aux autres adhérents et membres divers, ils sont tous passionnés par la culture EN GÉNÉRAL. Et cela fait du bien de constater que ce sont des gens tout à fait abordables, comme vous et moi !

La personne que vous voyez près de moi est une éditrice, et nous avons bien discuté des soucis qui me préoccupent ! Mais je suis restée soft, bien que j'avais très envie de demander aux autres auteurs quels avaient été leurs difficultés....
J'ai discuté aussi un jeune et talentueux (calligraphie romane et gothique) hébergé sous notre tente. Il a fait bien des heureux en calligraphiant leurs prénoms avec maestria !
J'ai bien vendu la truffe et cela m'a requinquée : un pas de plus pour la truffe et des échanges chaleureux pour moi ! A plus !
Les coordonnées de l'association :
Société des auteurs de Bourgogne - adresse de la SAB : maisons des associations 2 rue des Corroyeurs 21000 Dijon auteurs.bourgogne@free.fr

jeudi 2 juillet 2009

EDITER LA TRUFFE, UNE GALÈRE PAS POSSIBLE

Je suis écoeurée par l’attitude qu’ont envers leurs auteurs certaines maisons d’édition, et particulièrement par la mienne.
Sachant que nous (les auteurs), sommes isolés, ces entreprises agissent à leur guise et se conduisent COMME DES COUCOUS.
Impossible d’avoir un entretien correct avec « MON » éditeur : j’ai dû l’avoir EN TOUT ET POUR TOUT deux fois au téléphone et de plus, en langage télégraphique ! Je ne l’ai jamais vu, malgré mon invitation à notre chapitre pour la sortie de "Au plaisir de la truffe".
Impossible de dialoguer calmement au téléphone avec la réceptionniste, MEPRIS TOTAL DES QUESTIONS QUE JE POSE par fax ou par lettre.
Et je ne demande rien d’extraordinaire ! Je demande par exemple si on pourrait ajouter en annexe, car il y a demande, de quelques recettes en hongrois, anglais et italien (j’ai déjà les recettes) . Voyez que ce n’est pas anti-commercial ! Ou s’il est possible d’être avertie lorsqu’on me livre des bouquins…..
Pour n’avoir comme pourcentage sur ses ventes qu’un minimum : 5%, et avoir fourni tout de même textes, dessins et photographies, JE PENSE QUE JE SUIS PLUMÉE….

Heureusement qu’il me reste la possibilité d’en vendre moi-même sur les manifestations.
Je signale tout de même que chacune des maisons auxquelles j’ai eu affaire m’ont (première édition de mon livre comprise) grugée ou ont cherché à le faire.
Quelques cas, pour ne citer qu'eux : et je suis super gentille de ne pas livrer leur nom, comme ils le mériteraient
Celui de Vesoul qui souhaitait vendre 400 livres avant de me donner un pourcentage
Celui de Langres, (aujourd’hui à la retraite) qui m’a promis d‘éditer le livre et me l’a rendu au bout d’un an, sans le faire, et sans me dédommager.
Celui de Draguignan qui se trouve à l’heure actuelle sous les verrous après avoir soutiré de l’argent à ses auteurs, et qui ne m’a jamais rendu mes documents.
Celui de Lyon, qui voulait bien éditer à condition de faire lui-même les photos, (il se prétendait photographe) car c’était une bonne aubaine pour s’emparer du total, mes photos n’étant pas belle à son goût….
Il y en a eu aussi quelques cas normaux mais ils n'ont aucun mérite puisqu'ils refusaient d'éditer….. et ils ont eu tort de refuser. Tant pis pour eux.
Quand à mon éditeur actuel, s’il se prétend propriétaire des documents que je lui ai confiés, IL N’EN A PAS LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE, qu’il le sache. Il se permet tout de même de mettre quelques-unes de mes photos dans d’autres livres sans m’en demander l’autorisation (voir « la cuisine au champagne « de Mme Besem Pia QUI ELLE N’Y EST POUR RIEN) et de mettre deux trois photos qu’il a prises je ne sais ou dans le mien.
MA COLÈRE EST GRANDE.
Je n’ai aucune prise car je suis isolée comme le sont tous ceux qui ont affaire à ces maisons s’ils ne s’appèlent pas la baronne de Rotschild ou Madonna !
Je suis sure qu’il y a d’autres auteurs dans le même cas que moi. Que faire ?
S O S : VOIR CONTACT DANS LA MARGE À DROITE
Et je vais en parler à la société des auteurs bourguignons dont je fais partie. Mais si vous avez des idées, je suis preneuse.
A je vous jure qu'il faut "aimer la truffe" pour subir ce vampirisme !

mercredi 1 juillet 2009

LE VCD A LIVRE SES SECRETS

La lecture du VCD m'a transportée, loin très loin......
Justement à un endroit que j'aimerais visiter. Un parmi tant d'autres.


Les explications chinoises (qui doivent commenter la constitution, l'historique et l'utilisation de cet instrument) m'ont échappé, mais les images étaient accompagnées d'une musique qui m'a séduite.
La musique du qin a des sonorités qui vous font vibrer. Grave, presque rugueuse, parfois, profonde, jamais facile. J'aime énormément.... Il ne reste plus qu'à fermer les yeux et à s'imprégner de la magie.

Du coup je suis allée sur You tube et ai trouvé tout plein d'autres morceaux. Vraiment, la sensibilité de l'interprète est quasi lisible... J'aimerais en savoir plus.

Trouverais je un guide pour cette traversée, moi qui aime autant la voix de la musique que celle du silence.

lundi 29 juin 2009

CONFRERIE DE LA TRUFFE DE BOURGOGNE : MYCOLOGUES ET FINS GASTRONOMES



Ce n’est un secret pour personne, la Confrérie de la Truffe de Bourgogne est dynamique et surtout pas sectaire. Faute de truffes, tuber uncinatum mûrit de septembre à décembre, les Hauts Dignitaires ont organisé une sortie dans le Morvan tout proche, et plus précisément au lac des Settons….. pour ramasser le champignon de saison : la girolle : cantharellus cibarius, baptisée aussi jaunotte, aoureilleto, boulingoulo, cassine, chevaline, chevrelle,etc, etc, (voir atlas des champpignons de Henri Romagnesi, trois volumes, mon livre de détermination préféré. Editions Bordas).
Voici quelques uns des Hauts dignitaires fondateur de cette association.


Votre servante , la Grande Imagière n'est pas sur la photo, puisqu'elle est derrière l'objectif !


La nature était en fête, les grandes digitales en pleine floraison.
Les girolles , quant à elles, commençaient seulement à sortir…


Par la même occasion, nous avons dégusté un repas soigné (foie gras puis veau à la crème et aux morilles, entre autres). Il faut toujours joindre l'utile à l'agréable, puis nous avons discuté de la saison nouvelle qui est toute proche et réfléchi sur la nouvelle tenue que nous aimerions porter.

Quelques dates à retenir concernant les chapitres peuvent être trouvées, ainsi que les menus gastronomiques entièrement cuisinés à la truffe fraîche, sur le site de la Confrérie (lien dans la marge de droite).

jeudi 25 juin 2009

TRUFFE D'ETE OU DAURADE CANTONNAISE ?

Pour être mode, la télé nous propose de la truffe d'été..... sans donner de précisions sur le produit. De quelle espèce s'agit-il ? Moi je sais, mais pour le non initié, cela reste un mystère ! Bref, Le client sera certainement surpris, mais je laisse leur responsabilité aux journalistes et autres ramasseurs de ce champignon.....
Pour ma part, craignant que les truffières d'ici ne soient complètement ravagées, avant maturation de tuber uncinatum, (septembre à décembre) , je ne risque pas d'abonder dans leur sens.
C'est la raison pour laquelle je vous propose un PLAT PARTICULIEREMENT PARFUMÉ, et d'actualité, lui : la daurade à la cantonnaise, que je viens de préparer : vous m'en direz des nouvelles.
C'est très simple à réaliser. Comme ustensiles, il suffit d'avoir un cuit vapeur et une petite poêle.
Pour les ingrédients, une daurade bien fraîche, entière, écaillée et vidée (pour 2 pers) ou 2 si vous êtes quatre. (attention, les poissons doivent être cuits entiers. Mesurez donc votre cuit vapeur avant de les acheter)
Un fenouil en bulbe bien tendre, 5 petits oignons blancs primeur, 5 cm de gingembre frais taillé en fine julienne, une c. à soupe de vin de riz de Shaoxing, 1 c. à soupe d'huile végétale, quelques gouttes d'huile de sésame. Du sel et c'est tout.....

Vous commencez par faire trois grosses entailles sur chaque flanc du poisson et vous y glisser du sel. Vous laissez 20mn au repos.
Pendant ce temps, vous ciselez vos légumes : lavez le fenouil et le tranchez (1 petit centimètre d'épaisseur) pour napper le fond des paniers vapeur, ciselez finement les petits oignons et le gingembre.

Il vous suffit ensuite de charger vos paniers : une couche de tranches de fenouil, une daurade, le gingembre frais et une partie de l'oignon ciselé. Vous arrosez avec la cuillère de vin de riz de shaoxing. Recommencez dans l'autre panier si vous en avez deux.

Cuisson 20 minutes pour un poisson. Un peu plus pour deux. Ceci dans le cas d'un cuit vapeur électrique, car si vous utilisez un cuit vapeur en bambou, c'est beaucoup plus rapide.
Pendant cette cuisson, vous faites sauter les oignons qui vous restent dans une petite poêle avec une cuillère d'huile végétale additionnée d'une ou deux gouttes d'huile de sésame.


Les deux cuissons terminées, il suffit de dresser le plat. Je peux vous dire que vous allez vous délecter !
AH ! ENCORE UNE PETITE CHOSE : RESERVEZ LES JOUES DU POISSON POUR VOTRE CONVIVE PRÉFÉRÉ (E), c'est une marque de grande attention, et surtout, c'est d-é-l-i-c-i-e-u-x !
(vous pouvez cliquer, comme d'habitude, pour agrandir les photos).

JE SUIS FRUSTRÉE

Quelqu'un parmi vous a-t-il la solution, ou apple, tout simplement ?
Je suis à la recherche de musique ancienne chinoise. J'ai donc franchi le seuil de la caverne d'Ali Baba, qu'est la boutique You Feng, à Paris.
Je vous promets que cela vaut le détour. On est d'ailleurs reçu de façon charmante !

J'interroge, je me renseigne , car j'aperçois des CD sur une étagère....
Je craque aussi pour un dictionnaire, j'ai envie d'un bouquin d'architecture chinoise avec des plans..... mais je me retiens... (sincèrement, je crois que je craquerai un jour).
Et puis je trouve cette perle qui me propose des instruments anciens, avec un joli livre illustré et commenté..... Je me réjouis déjà.

Arrivée chez moi, évidemment, je le mets sur mon ordi...... et rien. Je le mets dans mon lecteur vidéo, et rien......
C'est à en pleurer.
Dites moi, un VCD (vidéo CD), ça se lit sur quoi ?
Ou bien est ce encore un tour de ma "bécane" qui n'a pas le logiciel convenu ?

Il me reste les images du livret à parcourir.... mais de musique, pas la moindre petit note, hélas.
Si vous avez une réponse, je suis preneuse..... Je suis trop frustrée.

vendredi 19 juin 2009

PENSEE DU JOUR

"Le soleil est toujours généreux pour tout le monde, surtout pour ceux qui ont le privilège de vivre dans la nature."
m'écrivait-on récemment.
A cet ami très cher, je dédie ces deux soleils photographiés il y a une heure à peine, dans les champs. Il comprendra tous les non dits.

(cliquez pour agrandir)

Pendant que je pérégrinais, le cerveau travaillait, évidemment..... et je repensais à la soirée d'hier : diner de fin de cursus, avec notre chère professeur de chinois... La conversations courrait sur divers sujets. Et certains m'ont un peu irritée.
Qu'est ce que c'est que cette façon de vouloir à tout prix que nos amis chinois aient les mêmes aspirations, ou les mêmes manières de vivre que nous ? Cela m'a fait penser à Robinson Crusoé éduquant Vendredi. Il voulait absolument lui apprendre les rudiments de la 'bonne éducations européo-judéo-chrétienne".... Pourtant, la phylosophie de Vendredi était très belle aussi ! et méritait attention.
Que diantre, les chinois ont leur culture. Ils ne sont pas formatés comme nous. Fichons leur la paix. Ils travaillent beaucoup, mais pour eux, le travail n'est pas un maladie, comme il l'est dans la mentalité d'une certaine tranche de mes compatriotes !. Ils ne réagissent pas de la même manière non plus en ce qui concerne les sentiments. Et alors ! la belle affaire ! Sommes nous plus heureux depuis que les troubadours ont inventé l'amour courtois, et que les romantiques ont mis leurs coeurs en écharpe ? Et puis il ne faut pas faire des amalgames.... Les mariages arrangés et le concubinages ne sont pas une entrave à de belles histoires d'amour..
Lisez mesdames. Lisez la littérature chinoise, les livres d'européens ayant séjourné longtemps là bas, les journaux. etc..... faites vous une opinion plus objective.
Chacun a le droit de vivre selon ses valeurs. Il n'y a pas d'exemple de civilisation idéale !

mercredi 17 juin 2009

JE T'AIME, UN PEU, BEAUCOUP......FACHEUX S'ABSTENIR.....


Petit message plein d'humour en provenance de ma chère fille :

Une fée dit à un couple marié : Pour avoir été un couple si exemplaire depuis 25 ans, je vous accorde à chacun un voeu.
La femme dit alors : je voudrais faire le tour du monde avec mon mari adoré.
La fée agite sa baguette magique, et abracadabra, des billets d'avion apparaissent dans la main de la femme.

Maintenant c'est au tour du mari : euh... C'est un instant très romantique, mais une opportunité comme celle-là n'arrive qu'une fois dans la vie. Alors je suis désolé ma chérie, mais j'aimerais avoir une femme 30 ans plus jeune que moi..
La femme est terriblement déçue, mais un voeu est un voeu.
La fée fait un cercle avec sa baguette magique... Abracadabra ! Soudain le mari a 90 ans !
Les hommes sont (parfois) égoïstes, mais les Fées sont toujours des femmes !!!

J'étais "morte de rire '" et vous ?
N'en déduisez rien messieurs, mais interrogez vous ?
Allez ! un sourire !

dimanche 14 juin 2009

XI'AN, VOUS AVEZ DIT XI'AN ?

Soucieuse de ne pas infuencer les amis j'ai attendu que l'exposition Dijonnaise : "Xi'an Trésors de la Chine", ferme ses portes, avant de donner mon avis. Voilà qui est fait. Mais vous comprenez bien que je tiens à vous en parler !
Sincèrement, j'ai le coeur serré à la pensée de l'impression étriquée que cette manifestation a pu susciter dans l'esprit de mes compatriotes. La Chine c'est tout de même autre chose, et Xi'an (qui est grandiose), particulièrement !
La grandeur de la Chine s'est trouvée là réduite à une sorte de mascarade.
J'ai eu l'impression de visiter une attraction foraine !


Première imposture : cette statue représentant le premier empereur Qin Qi Huangdi. Cette statue a été totalement imaginée par les artisans à partir des documents peints qu'ils ont pu observer. La ressemblance est plus que discutable. Une reproduction d'un document authentique n'aurait-elle pas été de loin préférable !


Je passerai sur les photos, au demeurant fort belles, présentése par des touristes, mais prises dans d'autres régions, et qui n'avaient absolument rien à voir avec le site de X'ian !
et j'arrive au terracotas.

On se serai crus à Disney Land..... certes, ils ont été sérieusement reproduits...
Mais alors, les effets d'éclairage : un vrai délire !

Rien a dire sur les vidéos et la reconstitution en trois D du site du tombeau ni sur la nourriture proposée par le restaurant. Quand aux commerçants, très charmants au demeurant, j'aurais aimé voir plus d'authenticité !
Cette expo était sponsorisée par le Conseil général de Cote d'Or, France Bleue, le Bien Bublic et Fr 3 Bourgogne. Ne se sont ils pas senti un peu dupés dans cette affaire ?
Il y a encore du travail à faire pour initier les français à une vision pertinente de la culture Chinoise !
Petite suggestion : il me souvient d'un temps ou nous échangeâmes, le temps d'une exposition, La Joconde contre des merveilles venues du Japon. Les musées parisiens (le musée Guimet entre autres) possèdent dans leurs collections des merveilles de l'art Oriental. Pourquoi ne pas imaginer un échange avec un grand musée chinois ? Qu'il soit de Pékin, de Shanghai ou de Taiwan et organiser une manifestation à Paris, mettant en valeur des oeuvres prêtées et certains merveilles qui sont déjà dans nos murs ?

UN PEU D'EPICURISME !

Le temps est tristounet, vous n’avez pas trop le moral….. et pour tant si vous réfléchissez, ça ne va pas si mal que ça ?
Je vous propose un peu de gourmandise : les rouleaux de printemps :
d’une part, par ce que mai, c’est le moment de la menthe fraîche, et d’autre part, parce qu’ils sont faciles et rapides à faire.
Ils enchanteront tout le monde et surtout les enfants qui ont le droit pour cette occasion, de manger avec leurs doigts……
De plus, c’est délicieux et diététique.


Le plat se prépare avant dégustation, sinon les galettes risquent de durcir. C’est rapide et facile.
Les ingrédients pour 6 beaux rouleaux, ou davantage si, comme sur la photo, vous les faites plus petits…. Une carotte moyenne râpée, 100 g de pousses de soja frais , 24 bouquets décortiqués, un bol de nouilles de soja (que vous plongez dans une casserole d’eau bouillante 2 mn puis que vous égouttez), quelques feuilles de menthe fraîche, 6 galettes de riz, du nu oc mam et de la bonne humeur !


Il suffit de préparer ses ingrédients, puis de faire les rouleaux. Vous ramollissez les galettes une à une, au fur et à mesure de la confection, en les plongeant dans une bassine d’eau chaude (ça va vite) elles doivent devenir souples et douces comme une peau.
Tour de main :
Je travaille sur un torchon propre plié, le pli étant vers moi. J'y déposer les galettes ramollies,, cela permet qu’elles s’épongent et qu’elles ne collent pas.
Je dépose au milieu : deux feuilles de menthe, deux beaux bouquets, un peu de carottes, un peu de soja, un peu de nouilles, des bouquets et des feuilles de menthe, puis je replie la galette en commençant par le bord qui est vers moi, puis les cotés perpendiculaires et je roule. Facile, non. Vous pouvez même demander à vos petits enfants un petit coup de main…..
Vous servez avec une coupelle de nuoc mam.
Les mamies, ça a du bon, non ?

samedi 13 juin 2009

CHASSEZ LE NATUREL......

La tolérance n'est pas du domaine de l'expression artistique.
Depuis la leçon de Picasso, il est bien vu de franchir les limites du plastiquement correct, voir de pousser le jeux esthétique dans des voies philosophiques. Et même, plus ça dérange, plus on a de chance d'intéresser un galeriste ou un collectionneur.

Ce dessin est le fruit d'une émotion ressentie à la rencontre d'une jeune femme, dans une exposition. Elle m'a autorisée à la photographier, ce que j'ai fait, ne pouvant pas décemment l'inviter à venir poser pour moi.
Evidemment, ça aurait été plus intéressant.
Sitôt rentrée, j'ai mis mon mac à contribution. J'ai agrandi considérablement le cliché pour l'avoir grandeur nature sur l'écran, ce qui donnait la sensation du volume, un peu comme si elle se trouvait là ! Et ça a donné ça.
Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Mais pourquoi suis je revenue au dessin classique (qui m'est assez naturel) ?
J'aurais pu, et je l'ai fait, travailler la photo à la Wharol, ou tenter toutes autres sortes d'expériences sur photoshop..... Mais j'ai préféré saisir l'intériorité du modèle par l'usage de la craie conté....... j'entends certains d'ici : complètement rétro la bonne femme !
Non, je ne crois pas : la sensibilité, l'émotion passe par le trait, et même si le portrait est tant soi peu interprété, je préfère me mettre en danger. Ma machine, si performante soit elle me rendrait une image sympathique, mais extérieure qui ne traduirait pas aussi précisément ma sensibilité.
Reprendre le dessin pur, l'épure en quelque sorte, n'est pas une voie facile. C'est se mettre en face de soi même et faire apparaître, sortir d'un espace vide où tout peut se passer, son ressenti.

mardi 9 juin 2009

UN FRANçAIS DE PEKIN : OLIVIER SIX

Quelle ne fut pas ma surprise, chers lecteurs, en sortant de chez moi (j'habite un petit village tout de même), de "tomber sur un tee shirt incitant à aller déguster le carnard laqué à Beijing...... photo ci dessous (avec l'autorisation d'Olivier Six !)

Voyant que ce jeune couple était des plus joyeux, j'ai engagé la conversation pour découvrir que ce charmant bourguignon avait eu la bonne idée, avec son frère et une tierce personne d'ouvrir un bar à vin à Beijing : la Baie des anges.
Quelle bonne idée.

je vous engage à découvrir leur site en entrant le nom du bar, il y a des anecdotes fort sympathiques à lire....


Evidemment, nous n'avons pas manqué de déraper sur la gastronomie en général et le canard laqué. en particulier..... j'ai un souvenir formidable à ce sujet..... quel délice.... et aussi quel travail pour le préparer ! épilation, massage, arrosage du canard suspendu etc.......

cela me console un peu de l'actualité qui fait place à la vente de truffe d'été dans le Périgord, et dont je crains que les piocheurs de l'Est, forts de ce reportage, ne s'enhardissent à nouveau à détruire les truffières locales pour proposer ce produit "puisque la télé en parle"....... Je vous jure qu'il faut avoir la Foi !

lundi 8 juin 2009

PORTRAIT

S'il y a un artiste qui bouscule les règles, donc les idées reçues, et qui, dans notre grand chaos d'image nous fait réfléchir, c'est bien Roman Cieslewitcz.
C'est un magicien qui sait faire surgir la beauté et qui titille notre pensée par les reflets qu'il nous envoie.
Lorsqu'il nous présente Mona Tsé Tung, il fait s'entrechoquer les cultures et l'actualité. Mais au delà de cette image forte, il nous prouve aussi que la beauté est souvent là où l'on se s'attend pas à la voir surgir.

J'ai entrepris la lecture d'un roman dont j'ai extrait ce paragraphe......
…Elle avait une beauté particulière. Elle faisait partie de ces rares femmes qui procurent du bonheur à chaque regard… Elle avait cette faculté unique de se transformer dans les yeux de celui qui la détallait. Changeante, elle restait malgré tout elle-même. Quand l’un s’extasiait sur le galbe de son cou, l’autre qui n’avait rien remarqué de tout cela ne jurait que par le velouté de ses joues, ornées de fossettes. Quand l’un ne pouvait détacher ses yeux de la courbure de ses cils, l’autre ne voyait que la finesse de l’ourlet de ses oreilles, fines et translucides comme des coquillages. Soixante yeux, trente regards, et autant d’aspects différents qui retiennent leur attention. Le Procédurier n’en finissait pas de la regarder, découvrant à chaque fois quelque chose qu’il n’avait pas remarqué auparavant et qui l’émouvait.
(Extrait de "Ils étaient soixante et quatre" de Michel Vinogradoff- roman à mi chemin de la pansée de Zhuang Zi et du roman "au bord de l'eau". Editions You Feng)
Alors, vous sentez vous mieux, de ne pas avoir les mêmes idées, ni les mêmes goûts que tout le monde?
Etes vous prêts à élargir vos champs d'investigation et à faire partager, dans la sérénité, vos émotions aux uns et aux autres ?

dimanche 7 juin 2009

SUR UN PETIT AIR DE CLAVECIN DE RAMEAU.....


Bonne fête à toutes les mamans !
Ce sourire est arrivé ce matin,
provenant de ma petite famille "Bretzel" (je cite !)
J'ai vraiment une fille délicieuse et j'espère pour elle et pour vous, les mamans qui passerez par là, une belle et chaleureuse journée.

vendredi 5 juin 2009

SHANSHUI

En auriez vous fait autant ?


(N'oubliez pas de cliquer sur les photos du blog pour les agrandir)
J'ai craqué pour cette oeuvre de grand format..... et j'en suis bien contente.
Elle est difficile à photographier et je vous ai mis deux détails qui sont plus proches des couleurs de l'original

J'espère que vous apprécierez. En tout cas, moi, je me régale....

mardi 2 juin 2009

A LA RECHERCHE DE LA BEAUTE



Je vais vous confier un secret : la dernière fois que j’ai été confrontée à l’expression de la beauté pure : c’était en regardant le maître calligraphe tracer ses sinogrammes sur le papier…. J’ai été profondément bouleversée par la beauté du trait en devenir. Aurai-je eu cette émotion merveilleuse si il n’avait pas été un grand artiste et si moi même, je ne m’y étais pas au préalable préparée ?

Nous sommes ainsi faits que nous avons bien peu de chance de goûter à la beauté si nous ne lui avons pas donné une place de choix dans notre existence (l’enfance étant une période privilégiée).
Quoi que l’on puisse en dire, la sensibilité à la beauté est affaire de vécu personnel. Chacun d’entre nous est l’acteur de sa propre culture. Les cultures étant multiples, la beauté l'est également.



Je ne pense pas que le magazine d’art ci dessous, tel qu‘il a été conçu, ait pu aider un public large (déjà sur la défensive) dans cette quête, ni qu’il soit parvenu à donner des solutions à ses interrogations. Pourtant l’annonce accrochait bien ! Quel dommage.
Les propos trop intellectuels dont il est rempli s’adressent déjà à des gens avertis. Ils ne touchent pas le cœur et ne suscitent pas l’émotion.
La mise en page n’arrange rien.
Les exemples donnés, réduits à des timbres postes, sont minuscules et tout à fait réducteurs.
Le public non averti, ne peut qu’être rebuté par une telle présentation du thème.
Lui qui confond déjà art et beauté, car pour bon nombre d’individus, la beauté réside dans l’art….. Hors, ce n’est absolument pas un critère absolu ! Il peut y avoir œuvre d’art, sans qu’il y ait beauté, et vice versa. (je pense à Goya, à Caravage, à Picasso, à Bosch, à Grunwald etc…)


Pour conclure, Moi j’aurais fait un autre journal : par exemple, j’aurais proposé un sondage auprès du public pour le rendre acteur. J’aurais tenté de l’atteindre par une approche plus didactique, ou plus ludique. Quitte à leur proposer un échange de courrier, une recherche perso, un itinéraire à suivre, ue réalisation, que sais je…….
Une « aventure » sur le thème de la beauté n’est elle pas une invitation à un parcours sensible qui n’exclue pas la joie et qui implique émotion et harmonie.
Là, on pourrait semer quelques petites graines ne croyez vous pas ?……

vendredi 29 mai 2009

LA BEAUTÉ

N'est ce pas un sujet passionnant !
Jetez vous sur ce journal qui vient de sortir dans les kiosques... Cela vaut son lot de chandelles, et dévorez le !

Combien de fois, les uns ou les autres m'ont demandé :
c'est quoi la beauté ?
Est ce qu'il y a de la beauté dans l'art contemporain ?
Comment définirais tu la beauté ?
La beauté c'est ci ? c'est ça ?
C'est beau, c'est pas beau.... et tia tia tia......
Je vous engage, du moins les curieux, ou ceux qui tout simplement souhaitent se remettre en question, à lire le magazine. Pour ma part, je me donne le week end et on se retrouve !
Et surtout profitez à fond de toutes les splendeurs qui peuvent s'offrir à vous dans ce beau mois de mai.

jeudi 28 mai 2009

PENSEE DU JOUR


Allongée sur mon goum, les yeux dans les feuillages de "mon arbre", je me demande comment j'ai pu travailler à me désaimer aussi longtemps. Autodéfense peut être ?
Et vous, vous aimez vous ?

lundi 25 mai 2009

LA VENUS EN SABOTS.... CE POURRAIT ETRE LE TITRE D'UN TABLEAU.

Rencontre programmée.....
Elles étaient là ; en forêt de bourgogne, fidèles au rendez vous….. et faisant pâlir quelque peu leurs voisines, listera, orchis militaris, centaurées et autres aconits.....
Pour les fêter, je vous propose,
avec quelques photos,
un modeste quatrain….


Harmonie

Dans le tendre feuillage
Les gazouillis d’oiseaux
Font au son du ruisseau
Un joyeux babillage

Vénus au rendez-vous,
Passant dans les parages,
S’est penchée à genoux
Tout près du doux rivage



As tu perdu la tête
Et trouvé compagnon ?
Vois : tu laisse tes chaussons
Sous la futaie en fête…..



Adonis s’endort
Et sur l’herbe fleurie
Tes jolis chausson d’or
Lui tiennent compagnie……
MSG

jeudi 21 mai 2009

LA MARE EN FETE

Ce matin, je suis descendue poster une lettre qui devrait traverser océans et montagnes pour rejoindre mon plus jeune frère, en Polynésie.
Quelle belle surprise en arrivant au bord de la mare du village ! Voyez plutôt.


Les iris d'eau étaient en pleine floraison.
Les papillons se délectaient au coeur des fleurs,

..les insectes à la surfaces se livraient à leurs amours dans une danse gracieuse.



Et les vieux pruniers, dont le village porte le nom, étaient couverts de prunes.
Nature généreuse....